Hello Manon !
Il est temps pour moi de partager ce beau récit de naissance de mon deuxième bébé qui a été une revanche inespérée de mon premier accouchement. Intense, extrêmement rapide, fou et d’une puissance sans nom ✨
Jeudi 13/11, 6 h, je me réveille avec une sensation de bas du dos / reins qui se serre, mais pas douloureux. Ça faisait déjà presque 10 jours que j’avais beaucoup de contractions de Braxton qui faisaient quand même un peu bouger mon col.
Bien désagréables car ça serrait fort le ventre, mais pas douloureuses du tout, et quasi en continu dès que j’étais debout ou à marcher. Bref, donc je me dis : ah, ça change de d’habitude, peut-être que 🤔
Je reste tranquille en attendant le réveil de mon premier bébé de 2 ans et demi et après, la journée démarre, il faut que je le prépare avant la nounou.
Les contractions arrivent peu à peu, parfois j'ai besoin de souffler, mais franchement je trouve que ça va nickel quand même.
Je dépose mon bébé chez la nounou à 9 h en le prévenant que peut-être je ne serai pas là ce soir.
« Pourquoi maman ? »
« Parce que je crois que ton frère a envie de découvrir ton monde, mon cœur ».
Son « Ah ouiiiii » avec son grand sourire me donne du baume au cœur, lui aussi avait hâte ❤️.
J’avais un dernier rdv acupuncture à faire pour clôturer le forfait de fin de grossesse, donc je m’y rends, mais en me demandant ce que je fous là car je commençais à avoir quelques douleurs, mais sans plus. Elle fait la séance, mais un peu plus courte que d’habitude et surtout zéro point de mouvement, car sinon elle avait peur que je n’aie pas le temps d’aller à la maternité.
Pour elle, aucun doute, c'était pour aujourd'hui.
Je sors de là, je fais ma vie, je vais chercher des colis, je passe à la boulangerie pour un pain au chocolat et j’appelle ma maman pour qu’elle vienne me chercher et qu’on aille galerie du Carrefour à Lanester, car j’avais aussi des choses à récupérer là-bas.
Elle n’avait pas trop envie car pas super sereine en sachant que j’avais des contractions, mais ma force de persuasion était trop forte.
Elle arrive donc avec du renfort qui n’est autre que ma tata, car elles étaient ensemble, et on file avec ma voiture, car la valise et les sacs étaient dedans, sur Lanester. Il est environ 11 h et j’ai des contractions toutes les 7/8 minutes à peu près.
Je vais récupérer ce qu’il me fallait dans la galerie, je trouve un cadeau pour ma sœur, etc., et pendant ce temps je ne pense plus à calculer les contractions, mais je sens qu’elles s’intensifient.
Ma maman doit aller chez Yves Rocher et en l’attendant je me surprends à faire les cent pas, et pendant ce temps je reprends mon application :
Je suis à environ 1 min de contractions toutes les 4/5 min. Ça commence à être douloureux, donc j’envoie un message à Marco vers 12 h pour lui dire de prendre la route, car il a 1 h pour rentrer de son boulot, et qu’on ira faire un check-up à la mater dans l’après-midi.
Il prend de suite la route et moi je rejoins ma maman. Elle me demande si je veux manger avant de rentrer, évidemment que oui, j’avais faim, donc on va tester la crêperie dans la galerie.
Mais tout se gâte 🤯
Dès que je m’assois sur leurs chaises pourries en bois avec mes contractions dans les reins, je sens que tout s’accélère. Je me mets dans ma bulle et je n’arrive même plus à me concentrer sur la conversation. Ma maman le remarque et me demande si on décommande car elle sent que je flanche.
J'hésite car je me sens piégée, je sais que ce n'est pas possible de rester, mais je sais aussi que je déteste me faire remarquer et que là ça va pourtant être le cas. Je finis par dire oui, qu'il faut qu'on y aille.
Je me lève et j’essaie de marcher pour sortir de la galerie, ma tata me suit et me tient pour ne pas que je tombe. J’ai des sueurs froides, les jambes qui tremblent et la tête qui tourne.
Je prends la première porte de sortie car j’ai besoin d’air, mais dès que je sors, je passe encore un cap dans mes contractions. On longe la galerie à l’extérieur, toujours avec des contractions qui, pour le coup, viennent d’ailleurs et m’empêchent carrément de me baisser et même de me plier d’un centimètre.
Sur une énorme contraction j'entends un PLOC, je romps la poche des eaux et là tout s'accélère, je n'arrive quasiment plus à marcher.
Il est alors un peu plus de 12 h 45. J’arrive tant bien que mal jusqu’à la voiture que ma mère est partie récupérer, juste à côté de l’entrée principale (pratique quand on ne veut pas se faire remarquer de presque accoucher devant l’entrée principale d’une galerie !).
Je m’accoude sur la voiture et je ne bouge plus, j’arrive à gérer comme ça, mais je sens que je commence à avoir besoin de vocaliser et j’ai envie de me cacher tellement ça me met mal à l’aise 😂😂
Ma maman essaie, dans un espoir, de me mettre le sac poubelle sur le siège pour que je puisse m’asseoir et qu’on file à la maternité, mais je lui dis que c’est impossible et que je ne monterai pas dans la voiture, ni assise ni allongée, car j’en suis incapable.
Une infirmière passe et demande ce qu’il se passe. Ma maman, en pleurs et remplie de stress, lui dit que sa fille est en train d’accoucher.
Elle me dit qu’il faut que je m’allonge sur la banquette arrière de la voiture car elle ne peut pas récupérer mon bébé debout comme ça. Je lui dis que je ne peux pas, mais comme elle insiste je lui fais comprendre que « merde », laisse-moi, je ne t’ai rien demandé.
Pendant ce temps, ma maman était au tel avec les pompiers et le SMUR car impossible pour moi de bouger de là.
Ma tata appelle mon mari qui était arrivé à la sortie voie express pour rentrer chez nous et qui a du coup foncé vers Lanester pour nous retrouver. Il est arrivé 5 min avant les pompiers et 10 min avant le SMUR.
Avant qu’il n’arrive, je pense avoir eu la phase de désespérance.
Les contractions étaient intenables, mais le plus douloureux n’était pas ça, c’était de me dire que jusque-là je tenais, je gérais cette pression sur mes épaules pour ne pas paniquer vu la situation, mais que c’en était trop, que j’allais accoucher comme une folle sur un parking aux yeux de tous, que j’étais en train de traumatiser ma maman et ma tata, et surtout, surtout… que je n’arriverai jamais à attendre mon mari et ça, pour moi, c’était inconcevable.
Je savais que vu l'urgence il ne pouvait pas faire grand-chose, mais j'avais besoin de lui, sa présence, sa voix rassurante et juste son « Ok, tout va bien mon cœur, tu vas y arriver ».
Quelques minutes plus tard j’entends un essoufflement derrière moi que je reconnaîtrais entre mille, et enfin ses mots : « Bé, ça y est, je suis là, tout va bien ».
Le soulagement de dingue de me dire que je n’étais plus seule et qu’il était là… j’étais prête pour accoucher.
À ce moment, je ne fais que répéter qu’il faut m’enlever mon pantalon, que mon fils arrive, et je commence aussi à vocaliser franchement.
Les pompiers arrivent, puis le SMUR, ils sortent le brancard et je monte dessus à quatre pattes, impossible de me mettre autrement. Ils n’arrêtaient pas de me demander de me mettre sur le dos et de retenir (quelle blague 😂).
Ils me rentrent dans le camion et essaient de voir s’ils peuvent rouler ou si c’est now ! Là, je n’arrive plus à rien faire à part hurler sur chaque contraction car c’est trop violent.
Une médecin du SMUR demande à mon mari de commencer à retirer mon pantalon, et là, la panique masculine démarre : Mr cherche désespérément un bouton sur mon pantalon… de grossesse, échec 😂.
Il finit par y arriver après avoir vu mon regard de « grouille-toi, en plus tu me fais mal ».
Le médecin calcule que j'ai 30 sec de contractions toutes les minutes, que ça pousse fort, mais ils considèrent qu'on peut peut-être arriver aux urgences à temps car, d'après l'examen du col, bébé serait au niveau du détroit supérieur.
Ils prennent donc la route en trombe, j’ai cru insulter tout le monde tellement le trajet a été affreux entre virages de rond-point et dos-d’âne… D’après mon ressenti, ils n’ont pas freiné une seule seconde.
Ils me mettent, en me tenant le bras à quatre mains, un cathéter au cas où besoin d’injection.
Et ils donnent à mon mari le masque avec le gaz pour tenter de me soulager, mais déjà, vu comment je bougeais, il fallait réussir à trouver ma bouche et mon nez et, en plus, je le refusais pendant les contractions.
J’avais trop besoin de lever la tête et d’hurler pour faire sortir toute cette douleur. Je prenais le gaz entre les contractions, la nana qui n’a rien compris au principe ahaha !
Pendant tout le trajet, étant donné que je suis toujours à quatre pattes et donc pas attachée, j’ai tout le monde qui me tient et j’ai le souvenir d’avoir du mal à supporter cette proximité, je voulais qu’on me foute la paix.
Avant la dernière contraction, je sens que sur celle-ci je ne vais jamais réussir à m’arrêter de crier et effectivement la médecin du SMUR contrôle le col car elle sent que ça bouge. Je mets ma main aussi car j’ai l’impression de devoir récupérer la tête et là j’entends un énorme « STOP, j’ai la tête ».
Toutes les mains s'agrippent à moi pour que je ne tombe pas, le camion pile et mon bébé sort, la tête passe puis je me remets à hurler, les épaules passent aussi et c'est la délivrance ! Punaise, la sensation de dingue.
Je m’effondre en sanglots, j’entends mon bébé chouiner, je me retourne, je le vois tout rose, le soulagement, il va bien. Je m’allonge, ils me le posent sur moi, et ils me disent : « Madame, vous exagérez, on est à 100 m de l’entrée des urgences gynéco 😂 ».
On s'en souviendra de cette arrivée fracassante, c'était tellement intense et puissant, j'en reviens pas ! 🙈
Moi qui redoutais d’avoir un accouchement similaire au premier qui s’était mal passé et qui avait été une angoisse de chaque instant, je suis si fière d’avoir été actrice de celui-ci ! J’avais besoin de reprendre le contrôle et j’avais le projet d’un accouchement physiologique. Je crois que je n’aurais pas pu faire plus physio que ça !
Merci Manon pour ton programme car tu imagines bien que je n’ai pas pu écouter tes audios d’hypnose à aucun moment de cette folle journée, mais je les avais écoutés en amont et ils m’ont permis de me préparer à cet accouchement.
Petit bonus pour le papa qui s’était également préparé avec ce programme, qui m’avait fait une hypnose personnalisée, etc., tout ça pour ça ! Mais en réalité ça l’a lui aussi détendu et je l’ai eu assez serein à mes côtés, même si c’était complètement la course pour lui… Oups 🙈
Quand j’ai pris ce programme, rien que de penser au moment de la naissance, j’étais dans un état terrible d’inquiétude et de volonté de faire marche arrière pour ne jamais revivre ce moment. Tes audios m’ont permis de me calmer, de reprendre confiance en mon corps et de me remettre dans un mood de guerrière comme je savais bien le faire auparavant !
J’ai fini par être prête autant physiquement que moralement et c’est là que mon fils a décidé que le moment était venu, car il n’y avait plus de freins ni de blocage.
Pendant ce jour du 13 novembre, j’ai réussi seule à me replonger dans ma bulle pour gérer comme je pouvais les contractions et surtout ne pas paniquer de la situation en me souvenant que « mon corps sait faire, il n’y a rien à faire à part laisser faire ».
C’est ce qui m’a permis de passer une journée si sereine à faire ces boutiques alors que j’étais clairement en plein travail.
J’ai permis à mon corps de passer la deuxième épreuve la plus intense de sa vie avec une sérénité déconcertante et j’en suis très fière, alors merci Naissance magique 🥰
Un gros, gros bonus de ce programme, c’est également, et presque j’ai envie de dire SURTOUT, ce lien incroyable qui se tisse avec la communauté WhatsApp des mamans du mois de naissance prévu ! Incroyable, une force énorme, un endroit pour déposer, parler, raconter, soutenir… Ça fait un bien fou !
Vive l’hypnose, les pains au chocolat, l’acupuncture et les boutiques qui font un cocktail explosif pour un accouchement extraordinaire !
Marion