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Amélie – J’ai accouché dans l’eau avec tes audios

Récits de naissance

Récit de notre rencontre – César

Je me suis toujours décrite comme une personne sensible, peu résistante à la douleur.

Aujourd’hui, je ne me reconnais plus dans cette image. Je connais ma force, ma puissance.

Grâce à cette deuxième préparation à la naissance, j’ai appris à accueillir les contractions comme des alliées. J’ai compris qu’elles étaient ma force et non pas des ennemies à combattre… Et cette conviction a tout changé.

Vendredi 5 septembre. J-1 avant mon terme

La veille, quelques contractions s’étaient invitées, légères, au creux de mon ventre. Rien de douloureux, mais je sentais que mon corps se préparait.

Ce matin-là, comme tous les autres, mon chéri emmène notre fils à l’école, puis part chez le vétérinaire pour faire soigner une petite blessure sur notre chat (Sacré voyou, celui-là).

Je reste seule à la maison.

Les contractions sont là, semblables à la veille : irrégulières, comme des douleurs de règles discrètes.

Je repense aux conseils de Manon : « Ne pas s’en inquiéter, continuer ma vie ». Alors je les ignore, tout en esquissant un petit sourire, car je sais que bientôt je vais te rencontrer.

Dans la matinée, ma sœur m’envoie un message : elle passera en début d’après-midi pour récupérer quelques affaires, et elle en profitera pour nous déposer deux petites roses des sables faites maison, pleines d’amour. ❤️

(Spoiler : je ne les mangerai pas avant quatre jours…)

Entre-temps, mon chéri rentre à la maison. On déjeune ensemble, tranquillement. Les contractions sont toujours là, mais toujours discrètes. Une petite gêne que j’accueille avec sérénité.

Je lui dis, avec un grand sourire :
— Elles ne partent pas… Je sens que ça pourrait bien être pour aujourd’hui. 😇

Son visage s’illumine. Excitation, mêlée à une pointe d’inquiétude. Il se lève, pressé de finir ce qu’il avait prévu avant notre départ pour la maternité.

Moi, je me rappelle : « Ne rien changer. Vivre cette journée comme les autres. Rester dans ma bulle. »

13 h 45. Ma sœur arrive. On discute et je lui confie à quel point j’ai à cœur d’aller au bout de mon projet de naissance et vivre ce moment comme je l’ai imaginé.

Avec quelques mots, un regard et un sourire, elle m’encourage. Elle me redonne confiance, simplement. ❤️

Après son départ, je m’active un peu. Je range la maison, je fais des lessives.

J’aspire, je plie, je trie — avec des pauses quand les contractions me saisissent. Elles sont bien là. Plus nettes, mais parfaitement supportables.

C’est le début du travail. Je le sais pour l’avoir appris de mon premier accouchement : il ne faut surtout pas se précipiter.

À chaque contraction, j’adopte instinctivement la même position : pieds écartés, mains contre le mur, je tire mon bassin vers l’arrière en faisant des petits balancements (gauche, droite). Je ne l’ai appris nulle part. C’est mon corps qui me le dicte. Je l’écoute.

Quand la maison est impeccable, je m’allonge un instant…

Satisfaction immense : la maniaque en moi peut souffler. La maison est prête. Nous pouvons partir à tout moment 

Je tenterais bien une sieste… mais avec ces contractions, impossible de m’endormir…

Il est presque 16 h.

J’avais prévu de faire un gâteau. Mais je doute… Est-ce qu’il est trop tôt ? trop tard ?

Difficile à dire, mais j’en ai envie, alors go !

Je sors tous les ingrédients et je lance ma playlist préférée. Diffusion d’ocytocine… je danse.

Je danse davantage que je ne cuisine, alors la recette s’éternise, mais je prends du plaisir.

Je pense au gâteau à la sortie du four, à l’odeur de la banane et du chocolat noir.

Entre deux ingrédients, les contractions deviennent plus fortes. Elles m’arrêtent net. Je pose mon plat, je m’étire et respire profondément.

17h. La préparation du gâteau est terminée. Je glisse le plat dans le four. Minuteur lancé : 30 minutes.

« Heureusement que je m’y suis prise il y a 1 heure. Je ne crois pas que j’aurais pu tenir 1 heure à cuisiner maintenant 😄 ».

À cet instant, je pense qu’un bain chaud me ferait du bien.

Adoucir les contractions, entrer doucement dans ma bulle.

Mon chéri part chercher notre fils à l’école et pendant ce temps, je me fais couler un bain.

La chaleur me détend immédiatement... 💨 Mais les contractions, elles, s’intensifient.

Alors j’enfile mes écouteurs et je lance les audios de Manon. Cette voix que je connais par cœur.

À chaque contraction, je ferme les yeux.

Je me tiens au rebord de la baignoire, j’inspire profondément, je souffle longuement.

Elles passent… Je gère.

Le temps semble s’étirer, comme ralenti. Des contractions continuent à arriver toutes les trois minutes. Parfois moins.

Je contrôle l’heure. 🕞 Je le sens : ça monte doucement.

17h17. L’eau chaude ne suffit plus à calmer l’intensité ressentie, alors je rajoute de l’eau, un peu plus chaude. Encore.

Je prends mon téléphone et je préviens ma sœur : « C’est pour ce soir ou cette nuit je pense. »

Puis ma maman : « Tu peux venir, on partira sûrement dans l’heure faire un check à la maternité… »

Mais, intérieurement, je doute. Vais-je vraiment pouvoir tenir encore une heure à la maison ? Je ne suis pas très sûre.

17h45. Mon chéri rentre avec notre fils.

Je lui dis doucement :
— Il faut qu’on parte dans l’heure, après l’avoir couché.

Je reste dans la baignoire. Toujours plus d’eau chaude.

Quand mon petit rayon de soleil entre dans la salle de bain et s’écrie comme chaque soir :
« Ma MAMAN ! »

Bonheur instantané ☀️

Toujours assise dans l’eau, je l’enlace par la taille et couvre son visage de mille bisous.

Puis je lui murmure à l’oreille :
— Papa et maman vont bientôt partir à l’hôpital pour faire naître ton petit frère.

Son sourire s’élargit. Il est heureux.

Pour me le montrer, il ramène tous ses jouets au pied de la baignoire… (Pratique pour sortir après ça. 😅)

15 minutes supplémentaires s’écoulent. À chaque contraction, je ferme les yeux.

Je repars dans ma bulle, mes écouteurs toujours bien en place.

Je sens la chaleur, la puissance, la fatigue aussi… mais surtout la confiance.

Je le sais : pour un deuxième enfant, tout peut s’accélérer.

Alors je prends la décision de sortir du bain pour rassembler les dernières affaires à glisser dans mon sac.

À chaque contraction, je me précipite jusqu’au salon.

Je m’accoude à la table — les murs ne suffisent plus à m’étirer.

C’est intense, mais je me répète :
« C’est ma force. Ma puissance. »

Ce mantra m’ancre. Il m’aide énormément à rester centrée.

19h. Ma maman arrive. Je ressens un soulagement immédiat.

Elle monte chercher notre fils dans son lit.

Il est ravi : en pyjama, prêt pour une expédition chez papy et mamie. Et bientôt, il rencontrera son petit frère. ✨

Les quelques minutes où ma maman est là me paraissent interminables. 🕢 Je suis toujours accoudée à la table et je regrette amèrement l’eau chaude du bain.

Cela fait maintenant trois heures que les contractions sont là, régulières, toutes les trois minutes. Je le sens de tout mon corps : il est temps. On doit partir !

19h30. Nous ne sommes plus que tous les deux, mon chéri et moi. Il est temps de monter dans la voiture.

Je garde un doigt levé sur le bouton play/pause de mon audio d’hypnose et je pense stratégie : « Ok, je gère une dernière contraction ici, puis je fonce jusqu’à la voiture. »

La maternité est à dix minutes.

Mais avec les contractions, c’est une éternité.

Dans la voiture, je suis coincée. Impossible d’étirer le dos, d’écarter les jambes. La douleur se loge dans mes fesses — insupportable. Je suis obligée de les lever.

(Championne du squat de survie dans une voiture ! 👋)

Je râle à chaque feu rouge. « Mais pourquoi les gens n’avancent pas ?? ». Mon chéri, lui, fait des blagues pour me détendre. ❤️

20h. On arrive à la maternité.

Je ne me rappelle pas avoir passé les portes.

Je suis concentrée. Je marche les yeux mi-clos, main dans celle de mon compagnon.

Il me guide. Il est là. Moi, je respire.

À chaque contraction, je m’arrête. Je cherche un rebord, une fenêtre — n’importe quoi pour retrouver ma posture. Je tire mon bassin en arrière. Et Manon, toujours dans mes oreilles. 

On croise une sage-femme dans le couloir. Elle commence à me poser des questions, mais je ne l’entends pas. Mon conjoint prend le relais : il leur parle pour moi. Il a activé le mode co-pilote.

Elles sont douces, compréhensives. Mais malgré tout, je m’en veux un peu : j’ai l’impression d’être impolie (Drôle de préoccupation à ce stade 🤣).

Alors entre deux contractions, j’ôte mes écouteurs, esquisse un sourire et réponds brièvement.

— Je sais que vous avez demandé à ne pas être sur le dos, mais j’ai besoin de contrôler votre col, je peux ?
— Oui, merci.

Je m’allonge difficilement.

Verdict : — Vous êtes à 6 cm !
Quel soulagement.

Je parle à mon bébé, dans ma tête : « On y arrive, mon bébé. On gère toi et moi. »

Au même moment, la sage-femme sourit :
— Vous gérez très bien, tous les trois.

Ses mots m’encouragent.

Je me sens portée. Le moral est au sommet ✨

Quelques secondes après le contrôle, notre sage-femme revient vers nous :

— « La salle Nature a aussi été demandée par une autre maman… mais je vous l’ai réservée. Elle correspond à votre projet de naissance, et votre travail est bien avancé. Le bain est déjà en train de couler. »

Incroyable ! 😍 Exactement ce que je voulais.

On la remercie. C’est tout ce dont j’ai besoin maintenant : le bain, la chaleur, la douceur… Comme à la maison.

On traverse le couloir et une contraction arrive, plus forte que toutes les autres.

Je me mets aussitôt à quatre pattes. C’est instinctif cette fois, je sens que ça pousse différemment.

Pas le temps de chercher un rebord. Mon corps s’installe tout seul. Il sait.

Je gère la vague avec un cri. Plus profond. Plus puissant… Elle passe.

20h30. On entre dans la salle Nature. ✨ Elle est belle, apaisante.

Deux sages-femmes nous accueillent, douces. Elles éteignent la grande lumière du plafond et allument une plus petite lampe. L’ambiance devient tamisée.

Elles posent quelques questions à mon chéri. Mais moi, je ne suis déjà plus là.

À la contraction suivante, je m’accroupis face à la baignoire… Et soudain, je pousse ! Je ne peux pas faire autrement.

Un cri profond m’échappe, accompagné d’une force incontrôlable.

Je sens cette bulle immense où se trouve mon bébé. Elle gonfle, elle bute.

Mon corps pousse encore, plus fort. Et là... un grand PLOC. La pression redescend brutalement. La poche des eaux vient de rompre.

J’entends la sage-femme répondre à mon conjoint : « C’est imminent. »

20h45.

Le temps s’arrête. Le calme s’installe pour quelques minutes que je savoure.

L’une des sages-femmes me murmure doucement :
— Vous pouvez entrer dans la baignoire, si vous le souhaitez.

Toujours accroupie, je suis ailleurs. Ma tête s’est effacée. C’est mon corps qui mène.

Je me relève, évite la flaque, et j’entre dans l’eau chaude.

Mais… quelque chose a changé. Je n’ai plus autant envie qu’avant d’y être. Je vais surtout avoir besoin de pousser maintenant. Il va falloir s’ancrer, s’appuyer.

Malgré tout, l’eau chaude me fait du bien.

La contraction suivante arrive.

J’agrippe la liane suspendue au-dessus de la baignoire et plonge ma tête dedans, littéralement.

Les sages-femmes restent présentes autour de moi, discrètes. Elles glissent un monito sans fil autour de mon ventre, tout en douceur :
— Bébé réagit très bien aux contractions. Tout est parfait, continuez, vous gérez très bien.

Mon chéri, lui, est aux platines depuis notre arrivée. Il se tient debout devant moi et lance les audios d’hypnose entre chaque contraction. Play, pause, reset… Play, pause, reset…

Un regard suffit, parfois je lâche un gros : « Lance ! »

On forme une bonne équipe.

La prochaine contraction arrive. Je commence à avoir trop chaud 🔥

En 1 seconde je balance les écouteurs par terre. Ça pousse, de plus en plus fort dans les fesses. C’est imminent je le sens.

Je saisis la liane et crie de toutes mes forces. C’est libérateur. Et soudain, je la sens. Sa tête. Elle descend. C’est incroyable comme sensation.

Je la sens passer lentement. Puis…mon dieu ça brûle ! C’est intense. Le fameux « cercle de feu ».

Je pousse encore. Ça fait mal… Mais je sais où je vais. Je n’ai pas peur.

La brûlure dure quelques secondes supplémentaires. Puis… elle passe.

Soulagement immédiat — Je souffle.

Les sages-femmes m’annoncent :

— À la prochaine poussée, les épaules passeront. On aura besoin que vous vous allongiez pour qu’on puisse aider votre bébé à bien pivoter.

Je m’allonge, même si je perds mes appuis.

La contraction revient.

C’est douloureux, je pense : « @&#$! Elles sont larges ses épaules ! »

Et puis…

En une poussée, le corps de mon bébé glisse tout entier dans l’eau. Et le temps s’arrête.
20h57. Il est là.

Les sages-femmes le déposent doucement sur mon ventre et le couvrent d’une couverture.

Je le serre dans mes bras. Il pousse un cri. Je lui dis :
— « Tu es là, on l’a fait. Je t’aime mon bébé. »

Les sages-femmes nous félicitent.

— Vous étiez très bien préparés. On n’a rien eu à faire. Bravo à vous.

L’eau du bain est encore translucide. Alors on nous donne l’autorisation de rester dans ce moment suspendu, de longues minutes.

On reste allongés, ventre contre ventre. Et je le tiens fermement. Mon petit bébé potelé de 3kg900.

À cet instant... Plus rien d’autre n’existe. On le regarde rempli d’amour, mon chéri et moi.
C’est le plus beau sentiment au monde.
Bienvenue César, mon amour.

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