Bonjour Manon (ou qui que ce soit qui me lise 😉),
Voici mon doux récit de naissance. Un accouchement incroyable grâce à ton pack et tes audios !
Bonne lecture !
Samedi 08 mars 2025, jour du terme (40SA en Suisse).
Persuadée que bébé arriverait avant (j’avais accouché à 39SA pour ma première), je suis dépitée. J’ai ressenti quelques contractions dans la nuit, j’avais espoir que ça soit le travail mais finalement ça s’est calmé et je me suis endormie. Je me lève donc tranquillement le matin et joue un moment sur la terrasse avec ma fille de deux ans et demi. Il fait beau et le soleil est agréable en cette fin d’hiver.
Il est 9h50. J’appelle mes parents en visio en leur expliquant que bébé n’est pas décidé à venir. Je ressens quelques légères contractions, mais comme depuis presque deux semaines. J’ai quand même espoir que ça se lance. Je propose à ma fille et mon mari d’aller à la place de jeux un moment. Marcher me fera du bien et lancera peut-être le travail. Je commence à ressentir quelques petites contractions par-ci par-là.
En arrivant à la place de jeux, les contractions sont un peu plus fortes, je dois m’arrêter, m’accrocher à une barrière, le toboggan ou un arbre pour les accompagner.
Il est 10h50. Je dis à mon mari de prévenir ses parents qu’on aura peut-être besoin d’eux. Je commence à me dire que c’est finalement bien pour aujourd’hui alors que lui minimise un peu la situation et pense qu’ils pourront tranquillement venir dans l’après-midi. Je sens que ça va être plus rapide.
De retour à la maison, il est 11h15 et je ressens le besoin de me coucher un moment pour gérer seule mes contractions.
Ma fille hurle tout ce qu’elle peut car elle veut venir avec moi. Je m’allonge dans mon lit et dégaine les audios d’hypnose.
Pendant la contraction, je me mets à quatre pattes en bougeant le bassin, j’écoute l’audio « pendant les contractions », et souffle dans mon WinnerFlow. Ça m’aide beaucoup. Lorsqu’elle est finie, je m’allonge sur le côté et m’endors presque en écoutant l’audio « entre les contractions ».
Mon mari m’écrit un message pour savoir comment je vais et je lui réponds que mes contractions sont espacées de 5-6 minutes. Il me dit qu’on doit partir à l’hôpital d’ici 45 minutes. Il a préparé le repas et je descends manger un peu. Nous sommes tous les trois à table et je file me mettre à quatre pattes sur le canapé lors des contractions, toujours accompagnée des audios et de mon WinnerFlow.
Lorsqu’elle est passée, je retourne à table. Après avoir fini le repas, ma fille vient me mettre une couverture sur la tête alors que je gère une contraction sur le canapé et je sens qu’il faut que je retourne au calme.
À ce moment, je ne me sens plus bien à quatre pattes et dois m’accroupir en me tenant au lit. Je commence à avoir besoin de pousser.
Cependant, je ne panique pas car pour ma fille, j’avais ressenti ce besoin alors que je n’étais dilatée qu’à 6.
J’entends mon mari qui va coucher ma fille et j’entends mes beaux-parents arriver. Vers 13h40, ma fille est au lit. Mon mari va préparer ses affaires, appeler la maternité et mettre ma valise dans la voiture.
Je sens qu’il faut qu’on y aille, je n’en peux plus.
J’ai très chaud, je ne trouve plus de position confortable et je suis dans un état difficile à décrire. Éreintée, en sueur, comme si je venais de courir un marathon, et en même temps très calme et presque comme si j’étais shootée, je peine à répondre à mon mari. Je suis en réalité totalement dans ma bulle.
J’attends qu’une contraction soit finie pour me déplacer. Je change de pantalon, car je remarque que je saigne pas mal.
À 14h, je descends et vais dans la voiture. À ce moment, j’ai une très grosse contraction et pour la première fois, je dois vocaliser. Je crie en poussant, accroupie à côté de ma voiture, accrochée à mon siège.
Je sens la main de mon mari sur mon épaule et sens toute sa compassion dans ce geste.
Dans ma tête, je pense : « monte dans cette voiture et dès que la contraction est passée, on démarre ! ».
Mais je ne dis rien, car je vois qu’il se sent impuissant, qu’il ressent que je souffre. Je redoute le trajet car j’ai besoin de changer de position pendant la contraction, mais je fais le calcul : au pire, c’est 3 contractions, je peux le faire. Yeux fermés, audios et WinnerFlow, je gère comme une cheffe en me focalisant sur l’instant présent.
Je me répète : « là, je n’ai pas mal, je me sens bien, je suis détendue ».
Ça m’aide vraiment à atténuer la contraction lorsqu’elle est là. Aucune panique, une bonne gestion et ça c’est grâce à ton pack Manon ! J’étais bien outillée pour gérer mon travail et mes contractions.
Arrivés à l’hôpital, je marche et dis à mon mari d’aller aux admissions, je me dirige déjà vers la maternité. Dans le hall, devant l’ascenseur, j’ai une grosse contraction et je crie en m’accroupissant. À ce moment, splash !
La poche explose et je perds les eaux comme dans les films. Je suis trempée (j’ai vraiment bien fait de mettre un pantalon tout propre avant de partir…). J’entends la réceptionniste qui appelle les sages-femmes en hurlant « viiiite, il y a une femme qui accouche ».
Une fois la contraction finie, je me lève et prends l’ascenseur. En sortant, je tombe nez à nez avec les sages-femmes qui venaient me chercher.
Une nouvelle contraction, la sage-femme me dit : « on va essayer d’arriver jusqu’en salle de naissance ».
Je ne comprends pas sa remarque, pour moi j’ai encore le temps. Pour ma fille, je n’avais aucun répit entre deux contractions, donc ça me fait bizarre ce calme et cette capacité à marcher et parler entre deux. Je marche jusqu’en salle nature, suivie par une sage-femme qui pousse un fauteuil roulant au cas où.
Arrivée en salle nature à 14h20, elle me déshabille et m’ausculte en me disant :
« En effet, dilatation complète, on va pouvoir pousser ». Oh punaise, je n’y crois pas. Le bébé arrive ?!
Je mets le WinnerFlow en position « poussée » et souffle en poussant debout. Mais mon périnée n’est pas assez détendu et retient le bébé. Ça me fait mal. La sage-femme essaie de le masser, de mettre des compresses chaudes, de passer par derrière pour aider les tissus à se détendre. Je me couche ensuite sur le lit et continue de pousser.
La sage-femme, qui essaie toujours de détendre mon périnée, me dit qu’elle sait que je ne veux pas d’épisio mais que si à la prochaine poussée, ça ne vient pas, il faudra envisager de couper car on ne capte pas bien le cœur du bébé. Je comprends et essaie encore de pousser en soufflant de toutes mes forces. Je vocalise fort.
Finalement, deux poussées après, je sens que ça se déchire seul et bébé est là. Il est 14h45💖👶🏻
On l’entend pleurer très doucement et on le pose sur moi, je pleure. Je suis émerveillée de ce petit être qui a grandi en moi. Après quelques minutes, on nous demande si on connaît le sexe et on soulève bébé pour qu’on puisse voir qu’il s’agit d’une deuxième petite fille. 🥰
Elle est belle, elle est en pleine forme, elle va bien. Je suis si heureuse.
Nous annonçons son prénom :
« Leyna ».
On m’installe le cathéter puisque les sages-femmes n’avaient pas eu le temps de le poser avant et le placenta sort sans souci 10 minutes après. Les sages-femmes deviennent alors des artistes en faisant les empreintes de celui-ci sur des feuilles que j’avais apportées. Une fois que le cordon a fini de battre, papa le coupe et nous restons 2h en peau à peau.
Une petite session couture pour ma déchirure de degré 2, puis vient l’heure de peser et mesurer bébé. Juste avant 17h, je me lève et marche jusqu’à ma chambre où nous nous installons tranquillement tous les trois avant d’appeler nos parents pour les prévenir.
Pour la petite anecdote, lorsque mon mari a appelé ses parents (que nous avions quittés 3h plus tôt), ils ne pensaient pas du tout que l’appel était déjà pour annoncer la naissance 😂
C’est ainsi qu’a débuté mon séjour à la maternité, avec, pour la première fois pour moi, mon bébé dans la chambre à mes côtés. Et que c’était doux d’avoir ce petit être tout le temps contre moi, de pouvoir la prendre, la mettre au sein facilement.
Sans infirmière, sans machines, sans fils, sans couveuse. Merci la vie de m’avoir offert ce beau cadeau ! ️❤️
💫Notre douce Leyna est née le 08 mars 2025 à 14h45 – 3,360 kg & 48 cm✨
Merci Manon pour tout ton travail. Ce sont des outils précieux et ils m’ont permis de vivre un merveilleux accouchement qui restera un souvenir magnifique 🥰.