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Océane – « Se préparer en en couple avec Naissance Magique a fait toute la différence »

Récits de naissance

Bonjour Manon,

Je voulais prendre le temps de te faire un retour sur notre accouchement, à mon conjoint et moi-même, et surtout sur la préparation que nous avons suivie grâce à ton programme Naissance magique.

Nous sommes vraiment très heureux d’avoir choisi cette préparation. Elle nous a apporté bien plus que des informations : elle nous a donné confiance, à chacun dans notre rôle, et je suis persuadée qu’elle a largement contribué à la manière dont nous avons vécu cette naissance.

Le travail a commencé très doucement à J+2 du terme, au réveil. J’ai tout de suite reconnu les contractions de travail, même si elles étaient encore très supportables.

Je les avais déjà ressenties lors de la naissance de mon premier fils, je savais donc que cette fois-ci, le travail était lancé.

Quelques heures plus tard, nous avions rendez-vous à la maternité pour la consultation de surveillance de J+2. Sur le trajet, nos deux stress se sont exprimés de façon assez maladroite et nous nous sommes disputés pour une broutille. Avec le recul, c’est assez amusant car les contractions se sont alors totalement arrêtées pendant toute la durée de la consultation, soit environ deux heures et demie.

J’y ai vraiment vu une démonstration très concrète de l’importance de l’ocytocine pendant le travail.

Lors de l’examen, mon col était dilaté à 2 cm, preuve que le travail du matin avait bien été efficace malgré tout. Les sages-femmes ont commencé à nous expliquer les différentes options si le travail ne reprenait pas spontanément, notamment l’éventualité d’un déclenchement 48 heures plus tard. Pourtant, au fond de moi, j’étais convaincue que ce bébé arriverait avant.

De retour à la maison, les contractions ont progressivement repris. En fin de soirée, elles étaient espacées d’environ cinq minutes depuis plus de deux heures. Comme indiqué par notre sage-femme, nous avons donc décidé de repartir à la maternité.

Je pense aussi que cela rassurait beaucoup mon chéri, qui avait surtout peur que nous accouchions à la maison… ou dans la voiture !

À notre arrivée, vers 22 h, j’étais toujours dilatée à 2 cm, même si mon col s’était encore raccourci. Comme j’avais un projet de naissance physiologique, la sage-femme nous a proposé plusieurs possibilités : aller marcher, prendre un bain ou rentrer à la maison puisque bébé allait parfaitement bien.

Nous avons choisi de rentrer (notre maison en pierres était bien mieux épargnée par la chaleur que la maternité pendant cette canicule) et, avec le recul, je pense que c’était vraiment la bonne décision.

C’est probablement à ce moment-là que la préparation m’a le plus aidée.

Une fois rentrés à la maison, les contractions sont devenues de plus en plus intenses. J’ai choisi de me reposer au maximum plutôt que de lutter contre elles ou de m’agiter.

Entre chaque contraction, je me rendais systématiquement dans mon lieu ressource. J’avais vraiment l’impression de « terminer » complètement la contraction qui venait de passer, sans commencer à anticiper la suivante. J’étais entièrement dans l’instant présent.

Cette visualisation m’a énormément aidée. Elle me permettait de relâcher totalement mon corps et mon esprit entre deux contractions. J’arrivais même à m’endormir quelques minutes entre chacune d’elles. Avec le recul, je pense sincèrement que cela m’a permis d’économiser énormément d’énergie pour la suite du travail.

Pendant ce temps, mon chéri continuait à m’accompagner. Il comptait les contractions, me proposait les différentes techniques apprises dans les modules. Nous adaptions naturellement ce qui me soulageait le plus.

Puis est arrivé le moment où plus rien ne suffisait vraiment à me soulager. Mon chéri m’entendait désormais rugir à la fin de chaque contraction.

C’est lui qui, avec beaucoup de calme en apparence, m’a dit qu’il pensait qu’il était temps de repartir à la maternité.

Avec le recul, il avait parfaitement senti que nous étions entrés dans une nouvelle phase du travail.

Pendant tout le trajet, j’étais à genoux sur le siège arrière, tournée vers le dossier, incapable de rester assise. J’avais déjà une forte envie de pousser en fin de contraction.

Nous sommes arrivés à la maternité vers 2 h 40. Les sages-femmes ont tout de suite compris, au son de ma voix, que le travail était très avancé.

Je suis allée directement en salle de naissance sans passer par une nouvelle salle d’examen.

J’ai pu reprendre le ballon, ce qui m’a fait beaucoup de bien.

J’ai également testé le gaz hilarant. J’ai trouvé que cela diminuait vraiment la perception de la douleur pendant les contractions, même si cela ne supprimait pas les sensations. En revanche, il m’a donné quelques vertiges et deux vomissements.

Quand la sage-femme m’a examinée et m’a annoncé une dilatation à 5-6 cm, j’ai vécu ce que je comprends aujourd’hui comme la fameuse phase de désespérance.

J’étais persuadée que j’étais beaucoup plus avancée. J’ai vraiment cru que je n’arriverais pas au bout de mon projet physiologique. Pour la première fois, j’ai commencé à paniquer et à envisager la péridurale.

Mon chéri a tout de suite dégainé LA phrase qui me permettrait de tenir bon :

« Tu fais exactement ce qu’il faut, tu y es presque, tu as fait le plus dur, bébé arrive ! »

Je n’ai même pas eu le temps d’y réfléchir.

Une contraction extrêmement puissante est arrivée, la poche des eaux a explosé, puis une autre contraction s’est immédiatement enchaînée.

La sage-femme m’a demandé de monter rapidement sur la table et m’a proposé de m’installer à quatre pattes, comme je l’avais proposé parmi les positions d’accouchement dans mon projet de naissance.

À partir de ce moment-là, mon corps a totalement pris le relais. Je n’avais plus besoin de réfléchir. Je ne pouvais plus empêcher les poussées.

J’entendais mon chéri m’encourager, me donner le masque de gaz hilarant, m’aider à m’installer plus confortablement sur la table d’accouchement, mais tout se faisait presque instinctivement.

Je me souviens parfaitement de la sensation du passage de bébé dans mon bassin, puis du fameux cercle de feu lorsque sa tête est sortie. J’ai continué à pousser (ou plutôt je n’arrivais plus à m’arrêter de pousser) malgré cette sensation très intense.

Puis, en une dernière contraction, tout son corps est né à 4 h 04. Le soulagement a été absolument immédiat.

Nous l’avons entendu pleurer. Je ne pouvais pas encore le voir puisque j’étais toujours à quatre pattes, mais je voyais le visage de mon chéri, rempli de joie, de fierté et d’émotion. La sage-femme avait volontairement caché son sexe sous un lange pour que nous découvrions ensemble si c’était une fille ou un garçon.

Quand je me suis retournée pour le prendre dans mes bras, nous avons découvert avec énormément d’émotion que nous avions un deuxième petit garçon : Arsène.

Comme prévu dans notre projet de naissance, le clampage du cordon a été tardif et tous les soins ont été différés afin de privilégier le peau à peau.

Je garde un souvenir incroyable de ces premiers instants. Il avait déjà les yeux grands ouverts. Il ne pleurait presque plus. Il observait tout autour de lui avec une curiosité qui nous a beaucoup touchés. Nous sommes restés longtemps à nous regarder tous les deux pendant que la sage-femme s’occupait de la délivrance.

La première tétée est arrivée très naturellement. Il a immédiatement cherché le sein, presque en rampant jusqu’à moi. C’était vraiment un moment magique.

Puis est venu le moment de la rencontre avec son grand frère. Vers 16 h, Papa est revenu avec Ambroise, qui avait choisi un immense éléphant en peluche pour son petit frère. Dès son arrivée, il s’est agrippé au berceau pour le contempler longuement.

J’ai réussi à prendre une photo où leurs deux têtes sont presque côte à côte. Son regard était d’une douceur incroyable. Depuis ce moment, il est très attentif à son petit frère, vérifie qu’il a bien sa tétine ou son doudou lorsqu’ils tombent, et je retrouve déjà chez lui toute la tendresse que je lui connais.

Au-delà du déroulement de l’accouchement, je voulais surtout te dire à quel point la préparation en couple a fait toute la différence.

Pour notre premier accouchement, j’avais également un projet de naissance dans lequel je souhaitais éviter, ou au moins retarder, la péridurale. Pourtant, à mon arrivée à la maternité, j’ai été déplacée de salle en salle : salle d’attente, admission, salle d’examen, salle d’accouchement… Puis monitoring, questions administratives… À chaque étape, je sortais un peu plus de ma bulle.

J’étais fatiguée, j’avais mal et je perdais progressivement confiance dans ma capacité à poursuivre mon projet.

L’anesthésiste m’avait proposé la péridurale très rapidement, malgré le projet de naissance présent dans mon dossier. Mon chéri connaissait mon souhait mais, à l’époque, il ne savait pas vraiment comment m’aider. Face à ma douleur, son seul réflexe était de vouloir me soulager.

Avec le recul, je ne lui en veux évidemment pas : il n’avait tout simplement pas les outils. J’ai accepté la péridurale davantage parce que j’étais sortie de ma bulle et que je me sentais seule face aux décisions que parce que je pensais réellement ne plus être capable d’aller plus loin.

J’en avais gardé une vraie frustration, d’autant que cette péridurale a ensuite entraîné une succession d’interventions médicales que je n’avais pas souhaitées au départ.

Cette fois-ci, c’était complètement différent.

Grâce aux modules, et tout particulièrement au Coin des papas, mon chéri savait exactement quel était son rôle. Nous avions pris le temps de discuter ensemble de toutes les éventualités, de mon projet de naissance, de mes priorités mais aussi de mes limites. Il connaissait notamment le seuil à partir duquel j’étais prête à envisager une péridurale si j’en ressentais réellement le besoin.

Surtout, il savait comment m’aider concrètement. Il me proposait les techniques au bon moment, m’encourageait, me rappelait de respirer, m’aidait à changer de position, me guidait sans jamais décider à ma place. Et lorsqu’il n’y avait rien à faire, il savait simplement être là.

Je me suis sentie portée tout au long du travail. Je n’ai jamais eu le sentiment d’être seule.

Je crois que c’est ce qui nous a permis de mener ce projet de naissance ensemble.

Et paradoxalement, cette préparation ne nous a jamais enfermés dans l’idée qu’il fallait absolument éviter les interventions médicales. Au contraire, elle nous a permis de comprendre leur intérêt, leurs bénéfices mais aussi leurs limites.

Si la santé de notre bébé ou la mienne avait nécessité davantage d’interventions, nous les aurions acceptées sereinement, parce que nous les aurions comprises et choisies en toute connaissance de cause. Je pense que c’est finalement cela qui change tout : peu importe la manière dont la naissance se déroule, on reste acteurs de ce que l’on vit, et non simples spectateurs.

Alors un immense merci. Cette préparation nous a offert bien plus qu’un accouchement physiologique. Elle nous a permis de vivre cette naissance pleinement, sereinement, ensemble.

Nous en garderons tous les deux un souvenir extraordinaire, et je suis convaincue qu’elle y est pour beaucoup. 💛

Tu es enceinte et tu viens de lire ce récit ? Si toi aussi tu veux te sentir prête à vivre une naissance éclairée et magique, découvre le programme Naissance Magique. On t’attend de l’autre côté. Qui sait, la prochaine histoire racontée sera peut-être la tienne ? 

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