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Clémence – Tempête de neige et naissance magique…

Récits de naissance

Je profite de la sieste de ma petite Louise pour te partager mon récit d’accouchement et comment ton pack de vidéos Naissance Magique a grandement contribué à ce que cette expérience soit.. Magique ! 🙂

Je suis tombée enceinte à la mi-mars. C’est un petit bébé de décembre, un cadeau de Noël avant Noël qui nous attendait.

Je n’avais pas de grande conviction au début sur comment je souhaitais accoucher. Mais j’aime comprendre comment fonctionnent les choses et j’adore lire, j’ai commencé à beaucoup me renseigner sur l’accouchement et sa physiologie. De fil en aiguille, l’idée d’accoucher le plus naturellement possible, à la maternité tout de même, sans péridurale, a mûrie dans ma tête. J’ai la chance d’avoir plusieurs personnes dans mon entourage qui avaient accouché récemment, sans péri, et c’est l’une d’elles qui m’a recommandé ton pack d’hypnose (gratitude infinie pour cette personne).

J’ai donc commencé à regarder ton pack et faire les séances d’hypnose vers la 31e semaine de grossesse. Même si j’avais déjà lu beaucoup de choses sur l’accouchement, j’ai trouvé tes vidéos très bien faites, pédagogiques, claires et simples à regarder. Une bonne dose de rappel à chaque fois. Alexis, le papa, qui est un grand consommateur de contenu vidéo, a aussi beaucoup aimé la partie qui lui était dédiée (et donc aimé que ce soit des vidéos et non des textes à lire eheh).

Les premières séances d’hypnose étaient un peu dures pour moi. J’ai l’habitude de faire de la méditation et au début j’avais du mal à comprendre la différence entre les deux, pour entrer en état de “trans”. Finalement, j’ai lâché prise et j’ai réussi à être complètement happée à chaque fois (je me retrouvais toujours la tête complètement relâchée vers le bas en fin de séance ahah). J’ai fait plusieurs fois chaque séance mais je dois dire que celle qui m’a procuré le plus d’émotions est celle sur le jour J. J’ai toujours fini avec le visage mouillé par les larmes. C’était assez fou.

Il faut savoir qu’à côté de ton pack d’hypnose, j’ai aussi fait beaucoup de yoga, de la méditation, une séance d’acupuncture, un peu de piscine et nous avons aussi fait une préparation en haptonomie avec une super sage-femme. Avec le papa, on a adoré (et ça aura de l’importance pour la suite du récit l’accouchement).

Voilà un peu en quoi se résume ma préparation. J’ai beaucoup comparé ça à une préparation pour une course type marathon ou trail. Pour moi, c’est 20% de physique et 80% de mental. En fait, j’ai préparé une grande « boîte à outils » en me disant que je verrais bien ce qui me servirait pour le jour-J.


Le samedi 25 novembre fut une belle journée. Avec l’amoureux, nous avons flâné en ville, nous sommes allés tester un petit salon de thé et j’ai pu déguster un délicieux Chai Latte, ma boisson hivernale favorite de tous les temps #ocytocinepower. Nous avons même pris le temps de faire un jeu de société le soir, chose qui n’était pas arrivée depuis longtemps.

Je passe une journée du dimanche tranquille. Nous sommes même aller faire une balade au grand air à côté de chez nous. C’est d’ailleurs la dernière fois que nous avons pris une photo “à deux” 

La nuit du dimanche 26 au lundi 27 fut difficile. J’ai très mal dormi et je me suis réveillée avec une douleur qui irradiait mes lombaires et ma vessie en continu. Les étirements, les massages et le yoga n’y changeaient pas grand-chose. J’ai mangé le matin, j’ai mangé le midi et j’ai essayé d’apaiser les douleurs tant bien que mal. Je remarque aussi que j’ai été beaucoup à la selle depuis le samedi, alors que j’avais tendance à la constipation tout au long de la grossesse.

Ma maman et ma sœur sont passées dans l’après-midi. Drôle de timing dira-t’on !

Et puis, dans un coin de ma tête, aussi cliché que cela puisse être, il y avait la pleine lune. Celle de la nuit du 27 au 28. Un signe, peut-être ? J’essaie de ne pas trop espérer. On sait que les premiers bébés peuvent prendre leur temps pour arriver.

Je prends un bain vers 18h et je me lave les cheveux car je me dis “si ça se trouve, je ne vais pas pouvoir le faire avant un petit moment”.

Le soir venant, je n’avais absolument pas faim. Alexis avait pourtant préparé un bon repas. Je n’ai rien avalé. Je n’en avais pas envie. Les douleurs étaient toujours là, mais je n’avais pas de sensations de vagues de contractions.

Pour te mettre un peu de contexte, nous habitons dans les Hautes-Alpes et cette nuit-là étaient annoncées les premières grosses chutes de neige de l’hiver.

Ce soir-là, il a donc commencé à neiger, abondamment. À tel point que vers 23h, il y avait déjà un bon 5 cm dehors. Cerise sur le gâteau, nous n’avions pas les pneus neige de montés sur la voiture encore (problème de livraison)

J’ai dit à Alexis d’aller se coucher. Je suis restée dans le salon, sur le canapé avec ma bouillotte. Je tente de faire un puzzle “La neige qui tombe” de Jour Férié, histoire de rester dans le thème.

Vers 1h30, je l’ai réveillé en lui disant “Chéri, je crois que c’est plus prudent si tu mets les chaînes maintenant. Si on doit descendre, sait-on jamais…”. Il était RA-VI 

Pour lui, ce n’était clairement pas le jour-J, on était plus sur du “faux travail” et ça allait s’arrêter.

Pendant ce temps, j’appelle la maternité car je m’inquiète. Je n’ai rien bu depuis plus de 4h, j’ai mal à la vessie et au dos comme jamais. Dans ma tête je me dis “mince, je ne suis quand même pas en train de faire une infection urinaire ou des coliques néphrétique ??”. On me répond que par téléphone, c’est difficile de dire, que si je veux venir faire un monito, je peux, mais sinon, je peux continuer à attendre chez moi.

Dans ma tête, je suis partagée. Je n’ai pas envie de descendre (car nous habitons plus haut en altitude que l’hôpital) pour qu’on me dise de remonter. Avec la neige et sans les bons pneus, on n’y arriverait pas Je décide donc de prendre mon mal en patience.

C’est vers 2h/2h30 que je commence vraiment à ressentir cette sensation de vague qui vient et qui s’en va. Alexis commence à les chronométrer. Je suis de suite à 1 contraction toutes les 5-10 min.

Et c’est là que le travail d’équipe commence. Je suis allongée sur le côté dans le canapé, lui par terre au sol. À chaque contraction, il vient me soutenir la jambe du dessus en l’air et vers mon buste pour accompagner le bassin et relâcher le bas du dos. C’est une posture que l’on a apprise pendant l’haptonomie et qui soulage beaucoup. Entre les contractions, je n’ai qu’une envie, c’est de dormir et je me dis parfois “quelle idée j’ai de vouloir accoucher sans péri”. !!! Alexis est présent avec moi, est attentif à chacune de mes réactions et me rassure avec des mantras.

Pour je ne sais plus quelle raison, vers 6h du matin, je décide d’aller aux WC (sûrement une envie d’aller à la selle). Et c’est là que je vois du sang type « règle » sur ma culotte. Il faut savoir que ma poche des eaux n’est toujours pas rompue. On ne réfléchit plus. On décide de descendre car on nous avait dit en prépa « si saignement, alors direct urgence maternité ».

Je redoute un peu le trajet en voiture pour la maternité. Ce n’est que 10 min en temps normal mais là, avec la neige, les contractions et la posture assise, je ne sais pas trop comment je vais gérer.

Mon peigne à la main, je m’installe donc tant bien que mal sur le siège passager avant. Je mets mes Airpods dans les oreilles. Je lance ton audio hypnose, mais juste la version musique de fond, pour me recentrer sur moi-même et je ferme les yeux. Moi qui adore regarder la neige tomber, je n’ai rien vu.

Nous arrivons finalement à bon port après 30 min de trajet à la maternité, vers 7h15.

On me met en salle de prétravail pour faire un examen. La sage-femme m’ausculte rapidement et elle me dit :

“attendez, je vérifie pour ne pas me tromper. Oui oui, vous êtes à complète !”.

Je sors un “putain” de soulagement. Je ne m’attendais pas à ça, et ça me donne tellement de force et courage pour la suite.

On nous installe donc en salle nature. Par chance, elle était disponible

Alexis prend son rôle très au sérieux et commence à installer des petites bougies électroniques un peu partout et lance ma playlist “Accouchement”.

La descente de bébé commence et nous reprenons les mêmes postures que dans la nuit. Nous restons la plupart du temps seuls dans la salle, dans notre petit cocon.

Vers 10h (je crois), la sage-femme m’ausculte à nouveau et me dit “bébé est très bien engagé. Je vois bien la poche qui sort, mais ce serait bien de la percer car elle retient bébé”. Ça faisait un peu effet trampoline sur mon col. Elle me perce donc la poche. Drôle de sensation. Et là, immédiatement après, la sensation de pousser me prend aux tripes. Ma vessie étant pleine et pour éviter de l’abîmer lors de la poussée, la sage-femme souhaite tout de même me sonder, car j’étais incapable d’aller uriner par moi-même. Les contractions c’est douloureux mais ça se gère. Un sondage urinaire sans anesthésie, my god, je ne m’y attendais pas. Heureusement que ça ne dure vraiment pas longtemps.

Je jette le peigne et la phase de poussée commence donc. Ça a été assez long (presque 1h) car je n’arrivais pas à tenir la poussée dans la longueur de la contraction. À la fin, la sage-femme m’a demandé de m’énerver un peu. J’ai dû tester toutes les positions : côté, à quatre pattes, accroupi, suspendu, sur un tabouret… pour finalement accoucher allongée sur le dos, avec Alexis derrière moi, auquel je m’agrippais et mes pieds sur les bras de la sage-femme et la puéricultrice. Il a tout vu de la naissance de notre fille, tandis que moi, j’avoue avoir passé le plus clair de mon temps les yeux fermés, à me concentrer sur mon “lieu ressource” que j’avais visualisé pendant les audios d’hypnose de préparation.

Notre fille Louise Ève Isabelle est finalement née à 11h02 et c’est juste une sensation incroyable que de sentir son bébé sortir de soi, une fois la tête passée.

La délivrance est passée comme une lettre à la poste, même si on a attendu un peu (mais aucune idée de combien de temps). Dès le moment où Louise a commencé à téter, petite contraction, petite poussée et le placenta était sorti, intact.

Et c’était déjà la fin de cet accouchement.


Au final, je n’aurais utilisé que peu d’outils (j’avais prévu la blinde de Chupachups) et je n’ai pas vraiment utilisé les audios d’hypnose du jour-J, mais je reste convaincue que la préparation en amont m’a permis d’être mentalement prête à affronter chaque vague.

1000 fois merci pour tout le travail que tu as fait dans ton pack. Je ne sais pas si j’y serais arrivée sans ça. Alexis m’a même dit à la fin “Franchement, en t’observant, on a vraiment eu l’impression qu’accoucher sans péridurale, c’était “facile” ”. J’étais dans ma bulle, sereine, et j’accueillais chaque contraction comme elle venait, jusqu’à ce qu’elle s’en aille, pour laisser place à la suivante.

Péri ou non péri, je pense que la préparation mentale et la visualisation sont d’une aide incroyable. Un accouchement est un évènement heureux, la naissance, magique.

Je terminerais avec ce paragraphe écrit dans mon projet de naissance :

Cet accouchement, pour moi, c’est comme une randonnée. Ça grimpe. Ça grimpe. Ça grimpe encore. Le dernier kilomètre. Le dernier dénivelé. Et puis, soudain, la vue. La vie. Celle que nous avons tant désirée, tant imaginée, mais qu’on n’espérait pas aussi belle. C’est la récompense, le saint graal. Maintes fois aurions-nous pu abandonner et pourtant nous avons continué. Nous voilà enfin réunis avec notre bébé. C’est sans aucun doute la plus belle rencontre de notre vie. Nous vivons cet accouchement à deux. Parce que, À deux, C’est mieux. Nous voilà trois, désormais.

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"Bonne fête maman"

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