J’avais découvert ton compte après mon premier accouchement, et je m’étais juré de faire ton programme pour ma deuxième grossesse.
Je fais partie du groupe WhatsApp de juin 2025, et pile ce soir là tu nous avais dit « allez vous coucher les filles, si vous accouchez à 3h du matin vous aurez besoin de force », pas manqué, j’ai accouché un peu après 3h ce jour là !
Je vais juste commencer par te dire un grand MERCI car sans toi, je ne sais pas si cette expérience aurait été aussi douce ❤️
J’habite en Angleterre, et ici ils prônent le physio !
La péridurale n’est d’ailleurs pas toujours possible, alors il vaut mieux se préparer à accoucher sans.
J’ai trouvé une petite maternité à 25 minutes de chez moi, avec un « Birth center » : des salles physio avec tout ce qu’il faut, même des baignoires dans plusieurs chambres, le rêve !
Un peu avant minuit, je suis réveillée par des contractions. Je me mets alors à les chronométrer.
C’était bien régulier, et la position allongée commençait à devenir inconfortable, donc go dans mon salon reprendre « La naissance en BD » où j’étais étonnamment rendue aux techniques de respiration, que j’ai pu pratiquer en live !
Je continuais de chronométrer mes contractions, et elles se sont vite rapprochées, toutes les 5/6 minutes, je décide donc d’aller réveiller mon conjoint, Hugo, vers 1 h 30 pour lui dire d’appeler notre ami (qui vient garder notre grand) car c’est pour aujourd’hui !
À 2 h du matin, je me décide à appeler la maternité (c’est la procédure en Angleterre).
La nana au téléphone me dit texto : « Restez chez vous, prenez du paracétamol, coulez-vous un bain, et rappelez-nous quand vous avez des contractions toutes les 2/3 minutes ».
Elle SAIT que c’est mon deuxième enfant (car elle m’a posé la question), et quand je lui dis que j’ai 25 minutes de route, elle me répond calmement : « tant mieux, vous n’êtes pas loin ».
Bonne élève, je prends mon paracétamol, Hugo me fait couler mon bain et m’emmène mon casque pour que j’écoute les audios d’hypnose.
Impossible de trouver une position confortable, j’ai besoin d’être debout !
Je sors au bout de 2 minutes et mes contractions sont maintenant toutes les 4 minutes.
Hugo a le chrono en main, je marche les bras en l’air en faisant des exercices de respiration à chaque contraction, et entre, je m’assois sur le bord du lit et Hugo me caresse le dos – pour booster l’ocytocine.
Ça s’accélère, mais je suis un peu dans le déni.
Hugo finit de rassembler les affaires, et moi je vais me faire une tresse – que je dois recommencer 3 fois tellement les contractions sont rapprochées.
La respiration ne suffit plus à supporter la douleur, et j’essaye de réfléchir à ce que j’ai lu dans mes livres.
Je me mets donc à faire des sons graves, en continuant de marcher dans l’appartement les bras en l’air.
Il est 3 h du matin, notre ami arrive et Hugo rappelle la maternité, c’est bon on a enfin le feu vert !
Mais 2 pensées me viennent en tête, la première c’est : « comment je vais faire pour tenir 25 minutes assise dans une voiture (alors que j’ai des contractions presque chaque minute) », et la deuxième : « si j’arrive et qu’on me dit que je suis dilatée à 4 je lâche l’affaire de l’accouchement physio et je demande la péridurale » (oui, team déni je vous dis !).
Je prends mon coussin de grossesse sur une épaule, une serviette sur l’autre (si jamais ma poche des eaux se rompt dans la voiture) et on se dirige vers la porte.
Notre ami me regarde avec un air un peu inquiet et me demande si j’ai besoin d’aide pour descendre les 2 étages, je lui réponds que non et je pars entre 2 contractions.
Arrivée en bas, je passe la porte pour sortir dehors dans notre parking, et là, à peine 3 pas que SPLASH ma poche des eaux se rompt d’un coup !
Hugo est à côté de moi et je l’arrête direct en lui disant qu’on ne va pas pouvoir aller à la maternité.
Lui pense que je dis ça pour l’état de la voiture et me répond qu’on va mettre des serviettes, mais en fait je sens que le bébé est descendu d’un coup, je sens que c’est différent.
Je lui dis d’appeler les urgences, on va à la voiture et là c’est presque animal, j’ouvre la portière passager, j’enlève mon pantalon, je mets la serviette sur le bitume et je me mets à 4 pattes (avec mes avant-bras sur le siège passager).
Les urgences répondent directement, la femme au téléphone lui dit que les ambulances sont en route.
Une contraction arrive, je hurle, pas tant de douleur mais comme si ça venait de mes entrailles.
Notre ami descend en trombe en entendant mes hurlements, et remonte tout aussi vite pour récupérer toutes les serviettes qu’il pourra trouver.
La femme des urgences est toujours au téléphone avec Hugo, et elle lui dit : « dites à votre femme de ne pas pousser » (sûrement pour attendre les ambulances) mais impossible, mon corps fait presque tout seul.
Deuxième contraction, là encore je hurle, j’ai cette sensation de devoir expulser une noix de coco, je dis à Hugo que je n’y arriverai pas !
Il me propose d’enlever ma culotte qui est coincée au niveau de mes genoux, et je me sens directement plus libre.
Troisième contraction, encore des hurlements animaux, et là je pousse consciemment, et la tête sort !
J’entends Hugo dire, un peu en panique : « j’ai la tête, j’ai la tête ! »
Je reprends des forces, et je pousse une dernière fois, et plouf, notre bébé atterrit d’un coup dans les bras de Hugo (sur une serviette) !
La femme au téléphone me dit d’enlever mon T-shirt, de coller le bébé contre moi et de le recouvrir avec une couverture (on n’avait que des serviettes donc ça fera l’affaire).
Et on aperçoit déjà la lumière des ambulances au portail du parking !
Les ambulanciers arrivent, analysent la situation et voient que tout va bien, alors on a le droit à des félicitations !
C’est le moment de couper le cordon, Hugo est encore un peu sous le choc, il tremblote, ne sait pas trop où couper, mais finit par y arriver !
Il y a deux ambulances, une pour moi, et une pour notre petit Eliott (et son papa).
Avant de partir, l’ambulancier me propose de faire téter Eliott pour aider à la délivrance du placenta, au bout de 10 minutes rien ne se passe, il me dit qu’on ne peut pas attendre plus longtemps, alors on part chacun dans nos ambulances pour l’hôpital.
J’ai très mal vécu ce trajet, beaucoup de contractions en étant allongée sans pouvoir bouger, l’ambulancier m’a bien proposé le gaz mais j’ai refusé (et je l’ai regretté après coup).
Quand j’arrive à l’hôpital, Hugo et Eliott sont déjà dans la chambre, la sage-femme me propose de peser Eliott et là, surprise : « un beau bébé, 4,2 kg » (estimé à 3,7 kg trois jours avant).
Pour la délivrance du placenta, j’accepte cette fois-ci le gaz et l’injection.
Et après auscultation juste un petit accroc, incroyable !
Un accouchement qui restera gravé dans nos mémoires, un souvenir incroyable, Eliott notre petite fusée qui est arrivé dans les bras de son papa le 2 juin 2025, quelque part entre 3 h 20 et 3 h 30 du matin.
Et improbable, mais aucun voisin n’est descendu voir ce qu’il se passait (car j’étais en plein milieu de la résidence), ils ont dû passer discrètement la tête par la fenêtre.
C’est très appréciable dans ce genre de situation, où j’étais littéralement les fesses à l’air dans le parking !
Je souhaite terminer ce récit en te disant que grâce à toi (et tes groupes WhatsApp), j’ai un village de 22 wonder mamans qui sont là tous les jours avec moi.
Un énorme merci à ces femmes géniales qui ont rendu mon post-partum bien plus doux.
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