J’ai vécu un accouchement intense, puissant et naturel grâce à toi. ❤️
Je suis ton compte depuis la naissance de ma première fille il y a 3 ans.
J’ai vécu un premier accouchement magnifique, j’ai retardé au maximum la péri mais je l’ai prise au bout de 16 h en phase de désespérance et je ne la regrette pas, elle m’a permis de découvrir ma fille dans la douceur et la lenteur.
Le papa a créé son plus beau souvenir ainsi : le proto-regard avec sa fille, née tête au ciel, alors qu’elle n’était pas encore sortie entièrement, et j’ai pu l’attraper pour la tirer avec lenteur hors de moi.
Mais ce qui nous intéresse, c'est mon deuxième accouchement, avec ton pack.
Je vais t’avouer que je l’ai pris surtout pour me forcer à m’accorder du temps en connexion avec mon bébé pendant la grossesse.
J’étais impatiente d’arriver toutes les semaines à mon créneau « hypnose » écrit noir sur blanc dans notre emploi du temps familial.
Le jour J arrive, je suis à 40+1 le 28 septembre 2025
Insomnie comme d’habitude, je me lève à 2 h, aucun signe mais j’ai mal au ventre, dans ma tête juste des petits ballonnements, mon chéri m’apporte un Spasfon vers 4 h et je me recouche.
Réveil à 8 h par des contractions, j’en ai eu toute ma grossesse donc pour moi pas un signe, mais au bout de 1 h 30 avec des contractions toutes les 8 minutes, j’enlève mes œillères : c’est pour aujourd’hui.
Prunelle, ma grande, se réveille, je vais lui donner le biberon dans son lit, je prends ma dose de mon premier bébé et lui explique que son petit frère ou petite sœur va arriver aujourd’hui.
J’appelle mon frère pour qu’il vienne manger avec nous et qu’il soit présent si on doit partir.
Pour l’instant les contractions me traversent sans me bouleverser, mais je décide d’activer mon plan du jour J, je vais recréer la journée tant imaginée dans ton hypnose.
Programme : douche, tresses, gâteau.
Mon chéri part avec ma grande le temps de ma douche pour faire des courses. Je suis dans ma bulle, de la bachata en fond, la meilleure douche de ma vie, je me dandine en profitant de mon gros ventre.
Sortie de douche, les choses s’accélèrent, je sens que j’ai besoin « de faire la louve », comme dit ma fille, sur chaque contraction.
Alors on accepte, ma fille vocalise avec moi et on reprend la danse (vidéo à l’appui d’une bachata rythmée par des cris de loup).
Mon frère arrive, mon conjoint gère les affaires.
Je me mets à mon gâteau, la pâte est prête mais je ne le mettrai jamais au four.
En sortant une énième fois des toilettes (toi-même tu sais), mon petit frère me dit qu'il faut vraiment que je parte, contractions toutes les minutes trente, il est mon cerveau car moi je suis très loin sous endorphines.
Je redoute ces 20 minutes de voiture sans pouvoir bouger, je m’installe et décide de lancer l’audio des contractions, et là incroyable : 17 contractions sans un son, je me laisse traverser à chaque vague et je m’endors entre chacune.
Je suis baignée dans le bien-être.
Arrivée à la maternité, on décide de se garer assez loin, je veux marcher, monter les escaliers et arriver tranquillement.
Le téléphone aux oreilles à chaque contraction, je flotte sur ta voix.
Ils nous installent directement en salle de naissance, il est 13 h 40.
J’ai chaud, tellement chaud, j’enlève tout.
On me demande de monter sur la table le temps du monito et de la perfusion. Je veux bien mais à 4 pattes.
La sage-femme me demande l’autorisation pour vérifier mon col, je ne lui demande pas le résultat, j’ai su après que j’étais à 7, j’ai accepté car je veux qu’elle sache où j’en suis, j’ai été claire : je souhaite que l’on me refuse la péri si je la demande en désespérance.
Je verbalise toutes mes peurs, les exprimer à voix haute me les décharge entièrement.
J’ai peur des contractions une fois que la poche va se rompre.
Une minute après, elle se rompt.
J’en profite pour descendre de la table.
Deux minutes après, la désespérance arrive.
Je verbalise encore :
« j’ai peur mais ça veut dire qu’il arrive, j’ai envie de te dire tournesol mais je ne te le dis pas…. »
Et là, le terrible cercle de feu, je suis mi-accroupie mi-agenouillée, la sensation corporelle la plus forte que je n'ai jamais ressentie.
Le peigne, les audios, rien ne me sort de cette douleur, mais je suis heureuse, je la vis avec le sourire, je sais ce que ça signifie.
La sage-femme me demande de remonter sur la table, hors de question, mon corps pousse, je l’observe juste, appuyée sur mon mari.
Ma fille est récupérée par la sage-femme et posée dans les langes au sol pour que je puisse la porter jusqu'à moi.
Elle est née tête au ciel comme sa sœur.
Petite Capucine croise mon regard à 14 h 16, débordement de mon bain d’ocytocine.
20 minutes de peau à peau avec elle, en tailleur, au milieu de la salle dans une bulle à 3 sans même avoir pensé à regarder s’il s’agissait d’une fille ou d’un garçon, juste notre bébé et nous.
Je ne sais pas si c’est la puissance de cette mise au monde, la rapidité, l’hypnose ou l’hémorragie qui a suivi mais je n’ai que très peu de souvenirs visuels de cette journée.
Quand je raconte cette journée, je suis traversée par l’émotion, les sensations, les frissons.
J'écoute l'audio du jour J encore toutes les semaines, et je revis cette journée mais cette fois au passé.
Mille fois merci
Coralie
Tu es enceinte et tu viens de lire ce récit ? Si toi aussi tu veux te préparer à vivre une naissance éclairée et magique, découvre le programme Naissance Magique. On t’attend de l’autre côté. Qui sait, la prochaine histoire racontée sera peut-être la tienne ?