Manon pour Manon, vous me recevez ??
Ma chère Manon,
Alors que je sais quels moments difficiles tu traverses ces derniers mois, j’aimerais te partager la naissance de Marius.
Je voudrais que tu saches que grâce à toi, même sans tes hypnoses, toutes les vidéos que tu as faites sur la préparation à l’accouchement m’ont énormément aidée dans le cadre de cette naissance.
Bien que totalement différente de la première (comme c’est souvent le cas), tu m’as quelque part accompagnée et pour cela merci.
J’espère que tu le sais, mais tu es vraiment formidable, et ce que tu fais pour Naissance Magique est vraiment merveilleux.
Alors peut-être qu’en ce moment le gris te tourne autour, mais sache que tu mets énormément de lumière dans la vie de beaucoup d’entre nous alors merci !
Bienvenue au monde mon roi :
Lundi 19 janvier, après un week-end bien chargé : courses, ménage, les balades avec notre première et un déjeuner à la maison avec des amis le dimanche, je dépose Élïa à la crèche vers 9 h.
En la sortant de son siège auto et en la posant par terre, je sens une fuite, un peu plus importante que d’habitude (tiens l’incontinence me guette déjà ?).
Cependant une sensation assez familière quand même… mais moins franche que pour ma première rupture des eaux pour la grande en 2024.
Ça me traverse l’esprit mais, non ça ne peut pas être ça.
(Je suis à 38+5 SA ça peut être ça 🤣)
Ce matin-là Élïa est encore plus que d’habitude super contente d’aller à la crèche…
Et ça me marque, parce que pour une fois, elle ne me dit même pas au revoir, et elle part tout sourire rejoindre ses copains de section !
Mon bébé de bientôt 2 ans me paraît tout à coup si grande
Sur le ton de la rigolade, je préviens quand même les filles à la crèche que j’ai la sensation d’avoir rompu la poche… et que peut-être, je vais accoucher !
En remontant dans la voiture, j’appelle mon conjoint.
Je lui explique que je ferai sûrement un saut à la maternité dans la journée si ça continue, mais qu’en attendant je rentre à la maison.
Toujours un peu dans le déni de cette fuite, mais équipée d’une culotte Tena, je décide quand même, par précaution et au passage, de faire ma valise pour la maternité.
Je me dis que, bon… il est peut-être temps. 🤣
Je prends ensuite le temps de faire mon petit déjeuner, et de prévenir ma belle-maman, qui vit chez nous depuis une semaine, qu’au cas où bébé arriverait, je devrais aller à la maternité pour un contrôle.
Je ressens quelques contractions, très légères, et toujours ces petites fuites, mais rien de comparable à ma première rupture pour Élïa.
On part donc à la maternité en début d’après-midi.
Évidemment, sans aucune affaire… parce que pour moi, ce n’est pas encore le moment. 🤓
Arrivés là-bas, contrôle, et surprise. Col à 2 cm, et surtout… la poche est bien rompue.
Ils me gardent.
On installe le monitoring, mais… rien.
Pas une seule contraction.
Moi qui, pour la première, avais eu des contractions immédiatement, je suis étonnée.
On m’explique que même si c’est plus rare, la perte des eaux n’est pas toujours corrélée à la mise en route du travail.
Et que dans mon cas, on peut attendre jusqu’à 4 jours avant de provoquer l’accouchement si ça ne vient pas.
J’attends donc… jusqu’au mercredi 21 janvier.
J’ai pourtant tout essayé : marcher, monter, descendre les escaliers, des exos avec le ballon, des étirements… rien de rien !
Je fuis toujours mais pas de contractions !
J’ai donc demandé à être déclenchée sous perfusion d’ocytocine, sachant mon col un peu dilaté.
Même si dans mon projet de naissance j’avais une envie d’accouchement physio, l’idée d’attendre encore deux jours, loin de chez moi, sans voir ma première, était difficilement envisageable…
Ma fille me manque et j’ai du mal à concevoir de la laisser encore loin de moi trop longtemps
À 10 h, le mercredi 21 janvier, je reçois donc la perfusion d’ocytocine.
Col OK, ouvert à 3 cm.
Mais à 13 h… toujours rien. Je décide alors de m’activer un peu : ballon, mouvements, exercices.
Et là, oh surprise, je perds les eaux +++.
À 13 h 30, les contractions démarrent…J’appelle mon chéri pour qu’il me rejoigne.
À 14 h, les contractions sont intenses mais encore gérables.
À 14 h 15, on appelle la sage-femme, je demande la péridurale. Les contractions sont puissantes. Je sens que c’est vraiment trop à supporter…
J’essaie l’hypnose, les mouvements mais les contractions sont virulentes, puissantes, et je n’arrive pas à me conditionner.
À 14 h 30, check du col. 5 cm.
On appelle l’anesthésiste. Il termine la pose d’une autre patiente et arrive environ 15 minutes plus tard. En attendant, je souffle, je respire.
Mon homme m’apaise. Je suis dans ma bulle.
Les contractions s’intensifient. Les vagues sont de sacrées houles, et j’ai du mal à gérer leur intensité !
Je lui demande d’appuyer sur mes genoux, ça me soulage.
La puissance des contractions est énorme.
On m’installe, la péridurale est posée, non sans mal, entre deux contractions, et alors que l’anesthésiste n’a même pas eu le temps de sortir de la salle, je pousse d’un coup.
Je sens bébé descendre immédiatement dans mon bassin !
J’écarquille les yeux 👀
Je sens que ça vient, il est là !
Je le sens dans mes fesses, sa tête pousse !
La sage-femme me regarde, comprend.
Contrôle rapide : je suis à 10 cm, dilatation complète.
On peut y aller ! Mais… quoi ? On vient de poser la péri. Est-ce que ça va faire effet ?
La sage-femme me regarde et, tant bien que mal, me rassure : « Oui oui, dans 5 minutes ça va faire effet, ne vous inquiétez pas. » (J’ai su après qu’il fallait plutôt 30 minutes… mais heureusement qu’il ne m’a rien dit. Ça m’a permis de faire la suite sans peur.)
À partir de là, je sens tout. Chaque mouvement de mon bébé. Son corps pousser dans mes fesses. Sa tête essayer de passer dans mon bassin. Puis ce fameux cercle de feu, que je ne peux vraiment pas appeler autrement.
Wow. C’est intense.
Il n’y a aucun mot pour décrire cette puissance. Je suis connectée à mon corps, je sais ce qu’il m’attend.
Je suis prête, je connais grâce à ce que j’ai appris, et grâce à toi Manon et tes vidéos. Je m’auto-hypnose.
Je me répète dans ma tête que ça va aller, qu’on va le faire.
Je ressens chaque contraction. Chaque poussée.
Je n’entends plus rien autour de moi.
Il n’y a plus que la puissance des contractions… et ce feu.
La sage-femme me demande de ne pas pousser, il n’est pas prêt. Mais moi, je ne peux pas. C’est physiologique. Mon corps a besoin de pousser. Mon bébé est là, je le sais.
Elle regarde rapidement et lâche :
« Oh purée… il y a la tête. Attendez, je mets mes gants ! Allez-y, vous allez pouvoir pousser une fois, et votre bébé sera dans vos bras. »
Mon homme est à mes côtés, scotché par la rapidité, complètement déstabilisé. Sa main broyée dans la mienne par l’intensité du moment.
Je pousse une fois. Je sens la tête de mon bébé passer.
Il crie déjà.
Ses épaules, son corps sortent du mien.
D’un coup, je suis libérée. Soulagée.
Et lui crie en même temps.
À 15 h 03, on me le pose tout contre moi.
Je vois sa petite tête, tous ses cheveux bruns.
Je lève les yeux vers mon homme, en larmes.
Je suis sous le choc de la vitesse, de la brutalité douce de ce qui vient de se passer.
Et à l’inverse de pour sa sœur, je soulève moi-même ses petites jambes pour découvrir son secret.
Toi, mon fils.
Mon gardien éternel.
Je regarde son père et je lui dis :
« C’est un petit mec… il a des couilles ! ». On explose de rire. (Référence à la réaction de mon homme à la naissance de notre aînée : « Ohlala, c’est une fille ! » il ne s’attendait pas à avoir une fille)
C’est un moment suspendu. Bouleversant.
Saisi par sa force et sa rapidité.
Il s’est fait attendre 2 jours… pour naître en 5 minutes.
Depuis, tout le monde va bien.
C’était intense, mais incroyable.
Cette fois, je m’étais préparée à l’éventualité qu’on verrait bien.
Avec ou sans péridurale.
L’idée, c’était que ce bébé soit là.
Et finalement, cette péridurale qui n’a pas eu le temps de faire effet, ce bébé arrivé comme une fusée, a immédiatement rempli nos cœurs d’un amour démesuré.
Marius.
Qui a décidé de sortir 2 jours après avoir percé sa poche.
Et pour la petite anecdote, le jour de sa fête, la Saint-Marius… le 19 janvier.
C’est notre histoire.
Il vient rejoindre notre famille.
Sa grande sœur Élïa l’aime déjà et l’a surnommé “Mariute”. ❤️
Merci pour tout Manon, et quelques mois plus tard, je te présente donc Elïa et Marius, aux naissances magiques !
Tu es enceinte et tu viens de lire ce récit ? Si toi aussi tu veux te sentir prête à vivre une naissance éclairée et magique, découvre le programme Naissance Magique. On t’attend de l’autre côté. Qui sait, la prochaine histoire racontée sera peut-être la tienne ?