Camille – Un long fleuve pas si tranquille que ça, mais de la magie en stock

Récits de naissance

« Coucou Manon, j’ai accouché il y a une semaine de mon premier bébé de 3,7 kg sans péridurale. C’est ton pack qui m’a donné le déclic de tenter l’expérience, en me faisant prendre confiance progressivement, et tu m’as accompagnée sur chaque contraction avec ton audio d’hypnose. Je te ferai un retour de mon récit, j’ai vécu chaque phase que tu avais décrite, la bulle, la désespérance, la « transe », la noix de coco. Bravo pour ton travail et pour qui tu es, ton compte est un petit soleil dans mon Instagram ☀️ »

Pour te donner le contexte, je suis médecin à l’hôpital, initialement programmée pour « accoucher sans douleur avec péridurale car ça sert à ça les progrès de la science ». Puis je tombe enceinte.. et je tombe par hasard sur ton compte Instagram !! J’ai accroché car la grossesse est arrivée après FIV et j’avais déjà eu recours à de l’hypnose qui m’avait été vraiment bénéfique pour m’accompagner dans ce parcours pas simple.

Bref, j’ai fini par craquer pour le pack vidéo lors d’une promo que tu proposais et un mois plus tard je rentrais dans le village de janvier-fevrier, qui lui aussi m’a apporté et m’apporte encore tellement de choses !!!

Plus je découvrais ce que tu avais à nous apprendre sur l’accouchement, son déroulement physio etc., plus je me questionnais sur ma volonté de péridurale car je ressentais une forte envie de mobilité et surtout de ne pas accoucher en position gynéco.

J’ai continué à me renseigner, lire, faire tes séances d’hypnose, et progressivement j’ai cheminé jusqu’au déclic, désormais quand on me demandais, je savais que je voulais essayer au maximum d’accoucher sans péridurale. Après je savais aussi que c’était mon premier, que c’était l’inconnu, je ne me fermais donc pas entièrement la porte, si vraiment je n’y parvenais pas, alors on a instauré un nom de code avec mon mari comme tu l’avais suggéré (Cactus 🌵).

Venons-en au jour J ! (Ou plutôt J-1) Mon terme était le 25 février mais je me sentais archi-prête et j’avais si hâte de rencontrer mon bébé ! Le mercredi 14 février au matin j’ai un doute sur une fissure de la poche des eaux, je me rends donc à la maternité qui confirme une fissure et un col à 2 doigts mais pas de mise en travail. Il y a un risque infectieux donc il faut débuter des antibiotiques et on me dit que j’ai jusqu’au lendemain matin pour me mettre en travail sinon déclenchement.

Je suis frustrée car je ne veux pas de déclenchement, et que le col avance. On m’hospitalise en pré-travail, et là je passe la journée à tout donner ^^ Je fais du ballon, je danse, je vais me balader dans tout l’hôpital, je monte et descends des marches.. Finalement mon mari Alexis me rejoint à 18h et restera par la suite H24 avec moi, une vraie chance (vive les co-parents) !

Début de « vraies » contractions vers 2h du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, donc je ne dors pas, j’allume des petites guirlandes veilleuses, je mets de la musique et je continue ballon et danse. Le travail est encore léger, mais commence à être régulier.

Au petit matin une SF vient nous chercher pour nous installer en salle d’accouchement en vue de l’éventuel déclenchement. On arrive dans une immense salle de naissance avec une grande fenêtre, il fait super beau, on se sent bien avec Alexis !! J’installe des petites photos perso sur la tablette et notre enceinte (la musique ne nous quittera jamais, on a fait tout le travail et l’accouchement avec).

La SF qui s’occupe de moi est parfaite, elle recueille tous mes souhaits pour cet accouchement physio et me propose aussi des petites choses (barre de suspension, écharpe/hamac, langes chauds ect..). Elle m’examine et je suis à 3 doigts avec des contractions donc elle est d’accord pour me laisser faire le travail sans déclenchement, uniquement un léger décollement de membranes lors de son examen.

Il est donc 9h jeudi 15 fevrier au matin, je commence à avoir un vrai travail régulier avec de très belles contractions a

Tout se passe bien donc je demande à ne pas avoir d’examen du col car je ne veux pas être découragée, du coup on me laisse tranquille jusqu’à 15h. Puis, étant confiante et curieuse de l’avancée, on finit par demander une réévaluation mais je ne souhaite pas connaître le chiffre, seulement une appréciation de la SF du style « le travail avance ». Mais là, déception, la SF me dit que ça avance mais un peu trop lentement (mon mari qui voulait les infos en off a su que j’étais à 4). On me propose alors de percer la membrane restante de la poche des eaux pour favoriser l’appui de la tête sur le col. Étant en confiance avec cette SF, j’accepte.

Apparemment le col est instantanément passé à 5 doigts après rupture.

S’ensuit évidemment un travail qui devient vraiment plus costaud, je rentre dans ma bulle et ne parle plus, audio d’hypnose indispensable que je déclenche à chaque contraction, une vraie bouée à laquelle me raccrocher, respirations, tractions +++ et début de vocalisation graves sur les contractions. Je suis archi focus et je le vis toujours « bien » malgré la douleur. Je me répète que « chaque vague me rapproche de mon bébé ».

18h, c’est là que ça se corse, je sens que ça pousse vers l’anus donc je préviens la SF et sans m’examiner elle appelle toute l’équipe qui s’installe comme si c’était le moment de pousser. La douleur devient difficilement supportable, je vocalise ++, c’est mon mari qui doit appuyer sur les vocaux d’hypnose à chaque contraction, il gère comme un chef, je ressens que je rentre en phase de désespérance mais je me dit que c’est fini, ça va aller. Mais il se trouve que ça n’était pas du tout la phase de poussée.. la SF m’examine, ne me dit rien, puis toute l’équipe ressort de la chambre !!! Énorme coup dur pour moi, je comprends que si tout le monde est parti c’est qu’elles n’envisagent absolument pas que l’accouchement soit imminent. J’en était à 8-9 et il restait donc encore tout le bassin à passer !!

La douleur devient difficilement supportable, je suis désormais sur le lit mais à genoux (position de l’enfant). On me propose le meopa (que je garderai jusqu’à l’accouchement et que je prend à chaque contraction). Je suis en pleine désespérance et je le sais et Alexis aussi ! Le plus difficile est que je ne sens RIEN de l’avancée du travail donc je ne sais pas si on en a pour 30min ou 3h !! Cette phase va me sembler interminable, je suis dans un état second de « transe », je commence à être virulente (😇) envers Alexis, sa main ne quittera pas la mienne et je vais la broyer à intervalles réguliers. Je demande à ce que ma douleur soit soulagée et je craque en demandant la péridurale à plusieurs reprises, en donnant même le nom de code 🌵

Alexis était perdu !! La SF à côté communiquait avec lui par le regard pour lui dire « non tenez bon ne lui donnez pas la péri c’est la fin et c’est son projet ».Je voyais bien que personne n’appelait l’anesthésiste, et au fond de moi je sentais que ça restait quand même « ok ».

Le passage du bassin bloquait car notre puce regardait le ciel, c’est donc grâce a la mobilisation et les changements de position que j’ai réussie a passer cette étape, clairement la plus difficile de toute dans cet accouchement. Elle aura durée 1h15 environ mais moi m’aura semblé INFINI.

Il est l’heure du changement de SF et encore une fois j’ai la chance de tomber sur une perle, un vrai pilier pour la fin de mon accouchement, patiente et douce.

19h15, il est donc temps de pousser. Je le vis mieux car je sens vraiment la tête qui descend et donc je visualise enfin où on en est et ce qu’il reste à faire (chier ma noix de coco 🥥!!!) Mais là encore ça va être plus long que prévu, la tête ne fait que descendre et remonter pendant 1h, avec les contractions qui s’arrêtaient trop tôt à chaque fois ne me permettant pas de finir la poussée a fond.

J’ai appris par la suite qu’un chef trépignait derrière la porte car il trouvait la poussée trop longue et voulait intervenir, mais ma super SF tenait bon en disant que tout se passait très bien et que j’avais juste besoin de temps. D’ailleurs durant tout le travail, bébé a toujours eu un rythme cardiaque parfait.

Finalement, toujours grâce à la mobilisation, en changeant de position (quatre pattes), notre belle Jodie, 3740g, finit par naître à 20h21. Les SF me redressent pour la faire naître avec la gravité. J’entends que le cordon est autour du cou, les SF sont très réactives et coupent le cordon, j’entends assez rapidement Jodie crier donc je ne suis pas inquiète.

Mais cette fin d’accouchement est pour moi très difficile, énorme cercle de feu 🔥 qui perdure après l’accouchement alors que je pensais que c’était juste lors du passage, tête qui tourne a fond suite au meopa, j’ai l’impression de ne pas être présente, pas du tout réceptive, bloquée dans ma douleur : impossible pour moi de voir ou prendre Jodie je suis complément non receptive. Elle va donc en peau à peau avec papa. La sortie du placenta est difficilement tolérable, car l’accouchement de Jodie étant terminé, les autres douleurs ne me sont plus supportables. J’ai dû avoir des antalgiques en intraveineuse pour finalement au bout de 20 min être enfin soulagée et atterrir doucement dans le moment présent, jusqu’à me sentir prête et demander à Alexis à pouvoir prendre Jodie dans mes bras pour la rencontre

Voilà Manon.. merci d’avoir été un déclic pour moi, de m’avoir tellement donné envie de danser pendant mon travail, puis d’avoir été ma bouée lors des contractions grâce à ton audio. Ton compte est un petit soleil sur Instagram grâce à ta bonne humeur constante !

Ma réponse à ses questions, concernant l'état que Camille a ressenti les heures qui ont suivi la naissance de sa fille :

Oooh comme je me retrouve dans tes derniers paragraphes Camille, je suis passé par cet état moi aussi. « Pourquoi ne m’ont-ils pas écoutée ? « , « Je la voulais vraiment finalement cette péridurale »… et puis, après les explications, après la compréhension de la situation, pshiiit envolés les états d’âmes désagréables et place au sentiment de fierté et de puissance ! La place des soignants et du coparent n’est pas simple : « elle m’a dit de ne surtout pas céder, je sais à quel point ce projet lui tient à cœur, mais là, elle me supplie, c’est dur ». J’aimerais pas être à leur place 🙈

Cet état est assez rare, mais il n’est pas anormal. Quand on vient de traverser une longue phase de désespérance, quand l’effort à fournir était si intense qu’on s’est un peu perdue entre notre idée de départ et notre besoin du moment, il arrive qu’on ressente même de la colère. Heureusement, à partir du moment où on prend conscience de tout ce qu’on a réalisé, de ce qu’était cette phase de désespérance et de ce qu’on a traversé (et c’est pour ça qu’un débrief avec les équipes est essentiel), il ne reste plus que la fierté !

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