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Laurence – « J’ai accouché sans péri, et je suis maintenant convaincue que je suis une guerrière. »

Récits de naissance

Manon,

Je ne dérogerai pas à la règle, je vais tout d’abord te remercier.

Lorsque j’ai appris ma grossesse, qui s’est faite désirer pendant 4 ans, j’ai souhaité tout lire, tout connaître, pour éclairer mes choix, changer d’avis et me préparer le plus sereinement possible.

J’ai eu une grossesse extraordinaire. J’ai fait de l’haptonomie, j’ai appris à m’écouter, j’ai fait du yoga prénatal, et je t’ai découverte.

Avant même de savoir que je voulais des enfants, je savais que je ne voulais pas la péridurale (l’aiguille, tout ça tout ça…).

Mais tout le monde me prenait pour une folle et j’ai eu droit un nombre incalculable de fois à :
« Tu verras comme tu changeras d’avis quand t’auras les contractions de travail. »

Mais j’étais sûre de moi.
Je ne savais pas d’où me venait cette détermination et cette certitude, car je déteste l’inconfort d’un simple pincement de peau.

Je n’avais aucune idée de comment j’allais réussir cet exploit.

Alors j’ai continué mes lectures et mon scroll Insta.

Alors, je spoile tout de suite : je n’ai pas fait l’hypnose.

J’ai testé quelques séances et la frustration de l’endormissement systématique, au milieu d’un congé mater très dynamique, m’a empêchée de me discipliner.

Mais j’ai bu tes paroles sur le corps, la préparation, l’anatomie, la confiance en soi, l’attitude à adopter pour rester sereine, savoir me faire comprendre par le corps médical.

Tu as été une véritable source de connaissances multiples et j’ai pris confiance.

J’ai su comment me préparer à un accouchement physio et comprendre que je n’étais pas une alien à vouloir ce type d’accouchement.
Que d’autres avant moi l’ont fait.
Que j’étais prête aussi aux alternatives en cas de pépin.

J'étais devenue une femme qui savait ce qu'elle voulait et pourquoi elle le voulait, qui savait laisser les mauvaises énergies à distance, et qui espérait secrètement qu'une guerrière vivait en elle.

Nous voilà donc au petit matin du 3 août, dernière journée de mon mari avant les vacances d’été.

Je suis réveillée par une sensation étrange dans le bas ventre. Je ne la connais pas, je ne la reconnais pas, je ne l’assimile à rien de ce que j’ai lu.

Je me lève en me disant que mes muscles sont mis à rude épreuve, avec ce beau ventre tout rond qui fait office de refuge pour un bébé acrobate qui doit naître dans 10 jours.

Je marche, je bois. Bizarre, ces tiraillements ne s’arrêtent pas.

5h du mat’, je dégaine le ballon et mon ordi.
Je traite mes mails, je relis les derniers comptes rendus de mon association, je checke les comptes.

7h, chéri-chéri se lève et me voit rebondir gentiment.

« Ça va ? Tu as mal quelque part ? Tu veux que je reste avec toi ? »
« Non, c’est OK, je gère. Je n’en suis pas à faire des cookies, tout est sous contrôle. Tu files au boulot mais tu gardes ton téléphone quand même ! »

9h, je récure la maison.
Je vérifie que la chambre de bébé est en place, qu’il n’y a plus de poussière.
C’est peut-être pour tout bientôt finalement, me dis-je.

11h, j’attaque la préparation des cookies en chantonnant.
Parce qu’il paraît que les contractions de travail, ça coupe le souffle et ça nous empêche de marcher.

30 cookies chauds plus tard, je peux encore bien bouger.
C’est pas pour tout de suite.

15h, retour du mari, avec une interrogation dans le regard.

Je souffle fort, je compte le temps entre les contractions, je cherche le contact avec lui.

Il se tient prêt. Il ne me quitte pas d’une semelle. Il me caresse les jambes, le bas du dos. Il me divertit.

Le téléphone n’arrête pas de sonner :
« Vous venez manger ce soir ? »
« Comment ça se passe tes derniers jours ? »
« Tu es prête, la valise aussi ? »

Je ne réponds pas, ou je coupe court.

Besoin d'être avec moi-même, avec mon enfant qui souhaite arriver, et avec le futur papa qui est d'une présence rassurante.

21h, je suis allongée sur le canapé, à la recherche d’une position confortable après une énième douche.

Pour la 1ère fois depuis 15 ans, on dormira dans la même maison… mais chacun de son côté.

Je reste sur le canapé, pour tout avoir à disposition.
Il file dormir.

Je lui dis que la journée de demain sera peut-être costaude, et peut-être le début d’une nouvelle vie.

La nuit est difficile.

Je mets la série Lucifer en fond, je l’ai déjà vue, c’est pas grave si je loupe un épisode… ou 2… ou 4 !

J’alterne les phases de sommeil peu profond, la gestion des contractions, les tours dans la maison, les coups de chaud, les pics de fatigue.

7h, Monsieur me rejoint, fébrile. Mi-inquiet, mi-excité.

Il voit que je souffre, que la nuit a été rude. Il s’installe près de moi et commence ainsi une journée intensive de massages, de télé, de musique, de jeux.

On joue à notre jeu préféré.
Une partie est censée durer 15 minutes…On met 45 minutes par partie.

Mes jets de dés sont entrecoupés par des contractions, que je gère assise sur mon ballon.

Je ne veux pas m’arrêter de jouer :
mon cerveau a besoin d’être occupé et je commence à avoir peur de ne plus rien maîtriser.

À 16h, plus rien ne fait effet.
Je prends du réconfort auprès de ma maman.

Je lui dis que je souffre, que ça a commencé depuis plus de 30 heures.
Elle me rassure, tout en sachant que son p’tit Prince est en chemin. Elle le sait… mais elle ne dit rien de plus que ce dont j’ai besoin.

Un appel à la maternité me rebooste.

La sage-femme me dit que c’est le bazar, qu’il y a pas mal d’attente, que je peux venir bien sûr, mais que ma maison sera plus propice à la gestion des contractions. Je peux rappeler quand je veux.

Je prends donc mon mal en patience, je me remémore ce que je sais, j'écoute mon corps et j'essaie de comprendre si je peux encore lui être utile par moi-même.

Je décide qu’il est temps de prendre des forces. Cyril me surveille pendant mon sommeil.

Dès qu’il voit mon corps se tendre, il anticipe les contractions, me masse, m’aide à les gérer, pour que je puisse continuer à « dormir ».

19h, réveil brutal.
Pas le temps de parler, je vomis.

Je file aux toilettes en maugréant : « Mais c’est quand même pas possible ça, avoir envie d’aller à la selle alors que je dois gérer des contractions d’enfer ! »

Et là, tu le sais : je n’avais aucune envie d’aller à la selle. Mais je n’en avais pas conscience.

Je m’assois. Je vois que je saigne.

Je me relève d’un bond : « C’est parti, j’appelle la mater pour qu’elles sortent mon dossier. »

OK, chacun son taf : j'annonce que je suis là dans 45 minutes, il charge la voiture.

Il pense à tout : ballon, seau, serviette, valise, sac à main, eau.

Mon cerveau, lui, amorce ses propres vacances :
« Et pourquoi donc une serviette ? »
« Bah… on sait jamais, un autre vomi, une perte des eaux ?! »

Ah bah oui, pas bête ça dis donc !

45 minutes de route.
Personne sur la route.

Des dos d’âne qu’on passe à 25 km/h.

Je ne peux pas m’empêcher de lui indiquer la route entre deux contractions qu’il chronomètre sans s’en rendre compte.

On commence à rigoler, prêts pour la suite.

Les 300 mètres à pied entre le parking et l’accueil lui semblent aussi longs qu’une partie de Mille Sabords.
Je m’arrête tous les 10 mètres.
On rit encore.

La prise en charge est top. Il n'y a plus personne dans le hall. Tout est silencieux.

Nous sommes au calme pour gérer les contractions, debout en se balançant.

J’explique à la sage-femme que je ne gère les contractions que debout.
Elle me dit gentiment que le monito se fait allongée, et qu’elle va tout faire pour que je sois confortable.

Elle est rassurante.

On dégaine la musique. Il me masse entre deux manipulations.

On entend le rythme de notre acrobate. Elle m’annonce que je suis dilatée à 4.

Elle a lu que je ne voulais pas la péridurale.
Elle me demande si j’ai encore des forces après ces deux jours de travail en solo.

Je lui réponds que le fait d'être là, de savoir que je vais rencontrer mon bébé bientôt, et surtout de savoir que le travail est si bien avancé, m'a requinquée. Je me sens prête. Elle s'éclipse.

Quand elle revient, elle s’excuse de sa longue absence : elle vient d’assister à un accouchement.

On ne s’est pas aperçus qu’une heure était passée. Elle a été surprise de l’ambiance qu’on avait créée : musique, pénombre, rires.

Elle me propose de rejoindre la chambre.

Quelle tannée, cette traversée de couloirs !

Des virages partout, des portes, et un arrêt tous les cinq minutes pour respirer fort.

La sage-femme dit à Cyril que je gère vraiment très bien,
que j’ai une vraie facilité à rester concentrée et à gérer mes contractions.

J’entends, ça me fait sourire. Je continue à marcher.

Chambre 62, le ballon m’attend.

Mais le monito + le ballon = mauvaise combinaison. Je dois m’adapter.
Je commence à perdre pied.

On me propose un bain et un transfert en salle nature.

Dans l’attente, Cyril appuie sur mon bassin, me dit que je suis forte, que notre bébé acrobate est prêt à venir nous rencontrer.

Le temps se dilate. Je suis dans ma bulle. Je ne pense à rien d’autre qu’à moi.

La sage-femme entre pour éteindre le monito. Je lui demande de m’ausculter : j’ai besoin de savoir.

À ce moment, je sens quelque chose éclater. Je baisse les yeux : « C’est quoi ça ? »

La réponse est évidente, avec le recul.

Elle conclut : « Pas de panique, les contractions risquent de s’accentuer, mais vous gérez très bien. »

« S’accentuer ? C’est possible ça ? Et la péri, si je la veux, c’est maintenant ? »

Elle, d’une gentillesse absolue : « Madame, vous souhaitez un accouchement sans péri, et je pense que vous le touchez du doigt. Recentrez-vous et reprenez votre respiration. »

À la fin de la contraction, je les regarde, Cyril et elle : « Je ne veux pas de péri ! C'est OK. J'en veux pas ! » Je bascule sur le lit et lui demande une auscultation, tout de suite.

La suite… Cyril aime à raconter que nous l’avons vécue avec la bande-son de “Benny Hill” !

Elle appelle les sages-femmes de la salle naissance : « Votre dame de la 62… bah, elle est en train d’accoucher. »

Je suis à 10. Les SF arrivent en courant. « Bah ? C’est que vous êtes une rapide, vous ! »

Je refuse de me lever pour grimper dans leur fauteuil roulant. Elles sont OK et me transportent dans le lit.

Je leur dis que je vais pousser. Elles me répondent que je ne suis pas au bon endroit.

« Dans ce cas, faut y aller vite alors ! »

On traverse les couloirs à une vitesse folle. On dégonde une porte au passage, que Cyril retient in extremis et repose contre le mur ! Les portes s'ouvrent avec une lenteur incroyable. Celle de la salle de naissance se bloque au dernier tiers. Et moi, je me retiens de parler, de peur de crier dans les couloirs ou d'accoucher en roulant !

On arrive dans la salle. J’ai failli mettre moi-même les étriers !

Cyril a été étonné que je m’allonge pour accoucher. Nous avions envisagé toutes les autres hypothèses.

Il a vu à mon regard qu’il me fallait pousser, qu’importe mon installation.

À 23h35, je poussais pour la première fois.
À 23h54, Axel était sur ma poitrine, les yeux grands ouverts sur le monde… et sur ses deux parents fous de joie qui n’en revenaient pas de l’avoir fait.

Les sages-femmes sont venues me voir quelques heures après.
Elles m’ont dit que j’étais une sacrée guerrière.

Que j’avais été incroyable de bout en bout. Qu’elles me tiraient leur chapeau pour ma maîtrise et pour un premier accouchement si rapide.

Je dis à tout le monde qu'ON a accouché. Car Cyril a été là à chaque instant.

Il a tout vécu comme moi, il savait quand intervenir et quoi dire. On l’a fait.

Mais ce qu’il faut retenir,
c’est quand même que j’ai accouché sans péri, et je suis maintenant convaincue que je suis une guerrière.

On te l’a peut-être dit des centaines de fois, mais ton accompagnement est une vraie bénédiction.

Tu es d’une douceur incroyable. On a l’impression de te connaître et que tu t’adresses à nous directement.

C’est pour cette raison que j’ai eu envie de te présenter la naissance de notre petit Axel, qui a eu une naissance magique.

Je te souhaite une vie merveilleuse avec ta belle petite famille.
Bon post-partum.

Bien à toi,
Laurence.

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