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Alisson – Mon bébé né coiffé

Récits de naissance

Je n’y crois pas… à mon tour d’écrire et de vous partager mon récit… j’en suis si fière, merci Manon pour tes audios, j’ai réussi grâce à cette belle préparation 🙏🏻 voici l’histoire de mon petit Loan, bonne lecture ! ☕

Vendredi 14 mars, 40 SA + 1 jour, je passe une magnifique journée : j’apprends le matin ma mutation professionnelle pour déménager du côté de Montpellier (Manon j’arrive hihi !), projet que nous attendons avec mon chéri depuis 5 ans… je déjeune avec ma maman le midi dans l’un de mes restaurants Thaï préférés (je choisis mon plat épicé par excellence, il paraît que ça joue sur l’accouchement !) puis nous allons nous faire masser en institut pour nous détendre et le soir nous recevons des amis à la maison.

La journée me remplit donc d’un maximum d’ocytocine et c’est encore la pleine Lune « de sang » ce soir là, alors je me couche en me disant « peut être que ça va bientôt arriver » mais cette phrase, je me la répète déjà depuis 1 semaine…

Pour l’anecdote l’échéance du terme me fait peur car ayant eu une césarienne pour ma fille qui a 2 ans et demi aujourd’hui, la maternité (de niveau 3) dans laquelle je prévois d’accoucher (le même hôpital que pour ma 1ere) m’explique que ne faisant pas de déclenchement sur un utérus cicatriciel en cas de dépassement de terme, une césarienne sera programmée à J+1.

Je demande donc à mon fils chaque soir depuis la 39ème semaine de se manifester ! Et pour ça je n’hésite pas à jouer toutes les cartes de mon côté : tisanes de framboisier 2x par jour depuis la 36e SA, exercices sur le ballon, marche pour aller chercher la grande chez la nounou etc…

Bref, samedi 15 mars je suis réveillée à 2h30 par une contraction qui me donne plus de sensations que toutes celles que je ressens jusqu’à présent (mon corps est en faux travail depuis des semaines…).

Je vais aux toilettes et me recouche. 10 min plus tard, une deuxième identique, puis une 3ème… je comprends que ce n’est pas comme d’habitude et décide de m’habiller et de sortir du lit, la position allongée sur le côté ne me convient plus.

Je retourne aux toilettes car elles appuient sur ma vessie et constate un peu de sang rosé, ce qui me remplit d’excitation (mais aussi de légère inquiétude) : mon col travaille ! 

Je décide de réveiller Thibaut, mon homme, en lui glissant à l’oreille avec un grand sourire : je crois que c’est le grand Jour. Il se lève et commence à préparer tranquillement nos affaires, pendant que notre fille dort dans sa chambre paisiblement.

Je lui demande d’appeler mes parents pour avoir le temps de partir (ils mettent 45 min pour venir et nous sommes à 30 min de la maternité, je veux être « sereine »)

Je décide de me coiffer et de me préparer (j’avais envie d’être « belle » en accouchant… c’est pas ce qui diront les photos plus tard 😄) puis je m’installe dans le salon avec mon ballon

Je commence à me mettre dans ma bulle, écouteurs dans les oreilles. Je démarre par l’hypnose sur la confiance, puis j’enchaîne sur celle des peurs. Je remarque que j’ai beau les connaître par coeur grâce à la préparation depuis des semaines, je découvre que mon esprit s’arrête sur de nouvelles phrases de Manon, de nouveaux mots qui m’étaient méconnus jusque là…

5h00 mes parents arrivent, les entendre parler tous les 3 me sort de ma bulle, ils sont super excités et joyeux mais je n’arrive plus à me concentrer sur les vagues qui se rapprochent toutes les 8 min et qui s’intensifient légèrement.

Ce sont eux qui me proposent de partir vu comment je me laisse tanguer et bercer sur mon ballon, ils doivent comprendre que c’est le moment alors que moi je sens que je gère, mais j’accepte en me disant que je serai mieux à reconstruire mon espace là-bas.

Je passe embrasser ma fille dans son sommeil et lui glisser des mots doux, j’avais besoin d’encore un peu d’hormones d’ocytocine 😇

Mes parents m’envoient toute leur force puis nous partons. Il est 6h00 du matin.

Dans la voiture la position est inconfortable et les vagues se rapprochent toutes les 5 min, on utilise ma playlist « accouchement POWER » celle qui donne la pêche ! A base de Céline Dion & d’Aretha Franklin 👯‍♀️

Arrivés à la mater à 6h30, personne en salle d’attente, on est vite installés pour un monitoring de contrôle et un examen du col.

On donne notre projet de naissance où on explique que je ne veux aucun TV mais celui là semble « obligatoire ».

J’accepte mais je demande à la sage femme de dire l’état du col uniquement à mon chéri, je ne souhaite pas d’indications tout de suite. 

Je ressens que c’est le début… pas besoin d’en savoir plus je veux être à l’écoute de mon corps à 100%

30 min plus tard fin du monitoring on nous installe en salle nature, la sage femme me dit que je risque d’y rester un p’tit moment, ce qui me donne une indication sur la dilatation de mon col et sur le moment je ne trouve pas ça hyper cool mais bon…

Thibaut y installe tout ce qu’il faut pour la rendre cosy (guirlande, veilleuses etc…) et met la playlist en Bluetooth «accouchement ZEN » cette fois, à base de reprises au piano et flûte indienne 😇

J’utilise le ballon à genoux, je me déplace avec, parfois assise dessus, je tangue à droite à gauche, je me balance d’une jambe à l’autre, j’écoute mon corps qui me guide chaque mouvement pour accueillir les vagues les unes après les autres en me répétant « ton corps sait faire, il saura faire ».

La voix de Manon me suit et me conduit dans le début de la transe. J’essaie de détendre ma gorge, d’ouvrir mes chakras, je vocalise et respire bruyamment mais je sens que j’ai le contrôle sur la situation, je suis encore parfaitement lucide.

Changement d’équipe jour / nuit, la nouvelle sage femme vient se présenter et ma bulle de sécurité pense alors à se finaliser : je la reconnais d’un précédent rdv et lui dis « ah je suis contente que ce soit vous! » elle me répond « cela me fait très plaisir mais j’ai une mauvaise nouvelle : les chambres en maternite sont full, on préfère vous transférer dans un autre hôpital avant d’accoucher plutôt que vous et bébé après ».

Gros coup de massue, seul scénario que nous n’avions jamais imaginé. A ce moment là je me dis : impossible, inenvisageable. Cette nouvelle me sort complètement de ma bulle finalement, une nouvelle fois, et j’ai l’impression que le travail s’en trouve ralenti pendant cet épisode…

Elle part donc se renseigner sur les autres hôpitaux du secteur et lorsqu’elle revient Je lui demande « et si je refuse ? » 🙄 elle me dit que dans ce cas j’accoucherai ici et on sera transférés après. Je dis à Thibaut que je préfère cette option

Au fond de moi je ressens le besoin de rester en sécurité ici dans cette pièce si confortable désormais, je sens que mon corps me dit que je ne peux pas bouger, qu’il va poursuivre son travail ici et que le stade est trop avancé pour changer quoi que ce soit.

Pourtant je lui demande de me dire à combien j’étais dilatée en arrivant à la maternité, je veux savoir à ce moment là, il me dit « à deux doigts ». Arf 😒 je m’en doutais, mais je décide de me concentrer sur la suite.

La décision est prise : on reste. La sage femme m’explique aussi que c’est un premier accouchement voix basse finalement, et que cela va être très long, que je devrais accoucher cet après midi voire ce soir… ça me met un coup au moral mais je décide de me reconcentrer sur mes sensations.

Je me reconnecte à mon corps et à mon bébé en me répétant « chaque vague te rapproche de ton bébé ».

A partir de là, je m’abandonne complètement et perds toute notion du temps. Il devait être 8h30.

Je demande à Thibaut d’arrêter la playlist et de me donner mes écouteurs, j’ai besoin de plus d’immersion, je pose aussi mon masque pour les yeux, et je commence les audios « pendant et entre les contractions ». Je suis assise sur le ballon, face à lui et passe une écharpe autour de sa taille, lui est assis sur une chaise face à moi, il me masse et m’appuie sur le bas du dos à l’approche de chaque vague, et me fait des caresses dans les cheveux et le haut du dos dans les moments de pause.

Il gère les audios et change de piste à chaque fois qu’il sent la vague arriver, je me tracte à lui sur chacune d’elle avec mon écharpe en bougeant sur le ballon et en cherchant des angles avec mon bassin pour soulager les sensations et accueillir chacune d’elle.

On forme un vrai travail d’équipe

Je n’ai plus besoin de parler, d’ailleurs je ne peux plus, ni de lui faire signe, il sait et Manon avait raison, « il saura faire lui aussi », il me comprend et est à l’écoute de ce que j’ai besoin sans même me demander. Il observe et agit.

Il me tend une gourde d’eau à chaque pause, je me souviens aussi croquer dans une barre de céréales de temps en temps.

Les vagues sont de plus en plus fortes, je vocalise de plus en plus longtemps et de plus en plus fort, j’ai de moins en moins de répit entre chacune mais dans ces moments-là je me sens complètement partir et presque somnoler, je sens que j’entre dans un état de conscience modifiée, un état second.

J’ai même l’impression de m’endormir à chaque moment de répit.

Je ressens à un moment le besoin d’aller aux toilettes, puis je demande ensuite à aller au bain, le ballon ne me suffit plus, je sens que le bain sera ma dernière carte et je commence à douter sur ma capacité à tenir encore longtemps.

La sage femme arrive et prépare la baignoire, elle m’encourage et me dit que je gère super bien. Quand je rentre dans l’eau, l’effet de soulagement est immédiat, j’accueille les vagues différemment

J’ai quand même l’impression qu’elles continuent de s’intensifier, mais j’ai du mal à m’accrocher aux poignées pour les soulager quand à un moment je ressens une pesanteur dans le bassin.

Je demande le peigne à mon chéri, je le garde dans le creux de ma main toute la durée du bain.

Je commence à changer mes vocalises qui deviennent maintenant aiguës. A ce moment là, je comprend, je sais que ce changement annonce l’avancée du travail.

A la prochaine vague, je suis si surprise de sa puissance que je hurle et m’agrippe sur un rebord, j’ai l’impression que je vais me fractionner en mille morceaux. Je dis à Thibaut que je ne vais pas y arriver, je veux arrêter, c’est trop dur pour moi, je voudrais m’immerger complètement et disparaître ! Cette idée me traverse réellement l’esprit !…

La fameuse phase de désespérance est bien là, mais je ne l’identifie pas car je repense au stade de dilatation en arrivant ici, et comme je ne sais pas quelle heure il est maintenant je suis désemparée.

Thibaut me dit que ça va aller, je suis forte il a confiance en moi et qu’il est là, qu’ on est ensemble.

La sage femme arrive et me pose un monitoring portatif et étanche, et me dit « vous êtes sûr que vous ne voulez pas que je regarde où vous en êtes ma belle ? » je dis « non je ne veux pas savoir ».

Une partie de mon cerveau cherche à se protéger (encore) et ne pas savoir pour ne pas être déçue, une autre sait parfaitement ou mon corps en est, je repense à Manon qui dit « moi je ne sais pas mais toi tu sais, tu sais où est ce que tu en es ».

Une vague arrive encore et là je sens que ça pousse par l’arrière et je crie car cette vague là me fait paniquer. La sage femme me parle doucement à l’oreille et me dit de garder le contrôle, elle m’appelle maintenant par mon prénom et me recentre sur la façon de respirer et d’accueillir les vagues, de ne pas me laisser submerger.

La vague suivante je crie plus fort et dit à mon Homme « il arriiiiiiive !!! » je me retrouve avec 3 sages femmes dans la pièce, je crois qu’on ausculte mon col à ce moment là mais je ne sais plus, on me dit ensuite de sortir de l’eau et que c’est parti

Mais je ne veux pas ! Il est pour moi impossible de me lever et de sortir.

Thibaut me prend la main et me regarde avec un grand sourire « ça y est chérie on a réussi t’as pas de péri on y va c’est maintenant ! »

Ils sont à 4 pour me sortir de l’eau et m’installer sur un fauteuil roulant, me sécher et me couvrir pour traverser le couloir et arriver dans la salle de naissance.

On m’installe sur la table d’accouchement et je me mets à 4 pattes sur les avants bras.

On me pose une perf et on me dit de ne pas bouger le temps de me piquer, ce qui pour moi me paraît totalement dénué de sens, mon esprit étant complètement focalisé sur ce qui se passe en bas, mon poignet est le cadet de mes soucis…

On me dit que la poche des eaux est intacte, on me demande si on la fissure ou si on la laisse, je dis « on laisse ! »

Je fais 2 poussées, je sens que mon corps s’ouvre, mais pas assez. La sage femme me dit que le coeur de mon bébé fatigue un peu à faire le toboggan, il faut que j’arrive à pousser plus longtemps.

Elle me propose de toucher pour sentir sa tête, indescriptible comme sensation ! Cela me donne de la force, mon chéri m’encourage aussi et me coache à la perfection, je sens qu’il faut faire un dernier gros effort.

Je prends une grande respiration avant la prochaine vague et la poussée suivante je sens la tête passer. La brûlure dont j’avais peur et qui sans doute écourtait mes poussées, accompagne le passage de la tête mais ça ne dure qu’une seconde, une poussée suivante et je sens mon bébé pivoter et passer ses épaules puis tout le reste du corps suit.

Je souffle de soulagement et regarde en dessous de moi, il est là, posé sur la table, il attend mes bras 🥰

J’ai l’impression que plusieurs secondes s’écoulent avant que je comprenne, ça y est j’ai réussi, il est là, je le prends et m’assoie avec lui dans les bras, mon Homme à côté de nous, mais qui décompresse quand même 😄

On le contemple, heureux, soulagés, vidés de toute énergie, un moment hors du temps.

Il est 11h18, Loan est né « coiffé »💖

Le placenta sort sans douleur quelques minutes après, je touche le cordon lorsque celui-ci cesse de battre et c’est moi qui le coupe.

On reste en peau à peau tous les deux un long moment pendant qu’on s’occupe de recoudre ma petite déchirure qui ne m’a valu qu’un seul point de suture. Le moment est désagréable malgré l’anesthésie locale, je veux qu’on me laisse tranquille.

J’observe ensuite les tests de notre fils et mon homme le prend en peau à peau.

Je fais un premier lever et la sage femme me conduit aux toilettes. Incroyable ce que le corps humain est capable de faire.

Finalement nous ne sommes pas transférés, une chambre s’est libérée, tout finit bien…😇🙏🏻

Je remercie vraiment Manon pour ses audios, à l’époque de ma 1ère grossesse, en 2022, je n’avais pas pris le pack parce que ma fille était en siège et que j’allais avoir une césarienne, donc j’avais écarté un projet physio.

Mais quelle joie d’avoir pu vivre cette expérience grâce à elle, une belle préparation, et le jour J sa voix était dans ma tête tout du long… encore aujourd’hui à 3 semaines post partum j’écoute encore quand j’ai des moments pour me “poser” 30 min… 💫

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