C’est les soldes : le programme et le pack à 79€ au lieu de 97€ !

Justine – Mon premier bébé né seul, sans assistance médicale

Récits de naissance

Bonjour Manon,
Merci pour ton formidable programme qui m’a accompagnée à partir de mon 5e mois de grossesse, jusqu’à l’incroyable naissance de notre premier enfant, Noam, né le 9 juillet dernier à l’hôpital mais tout seul, sans assistance médicale !

Mardi soir, 18h, 10 jours avant mon terme, je ressens de légères contractions, comme des petites douleurs de règles.

Je ne m’excite pas et favorise l’ocytocine au maximum sur tes bons conseils, en me disant que ce n’est sûrement pas pour tout de suite : bon petit plat, film en amoureux et au dodo vers 23h.
Sauf qu’en m’allongeant pour la nuit… impossible de dormir, contractions facilement gérables mais qui ne me permettent pas de rester au lit quand même !

Je dis à mon mari de dormir, que je vais au salon et que je ne veux pas être dérangée, je viendrai le chercher si je sens que ça s’accélère.

Je sais comme ça peut être long pour un premier.

Je passe une merveilleuse nuit au salon, dans le noir, à la lueur de la lune, à boire de la tisane de framboisier et à alterner entre le ballon, la posture de l’enfant, le repos sur mon tapis avec une jambe sur le canapé.

Je sais que demain tout s’accélérera, alors je savoure.

J’arrive un peu à somnoler dans mes postures même si les contractions continuent à arriver toutes les 5 min.
Pourtant je me sens bien, en confiance, calme.

Je passe la nuit à savourer, respirer — pas de téléphone, pas de musique, pas de lecture, pas d’audio d’hypnose. Rien que moi et mon corps qui se prépare.

Mercredi matin, 8h, mon mari se lève.

Cela fait 10h depuis les premières vraies contractions, pourtant je vais bien.
Ça s’intensifie un peu mais c’est très gérable en respirant bien. Je peux parler et fonctionner normalement.

Je lui dis d’aller au travail, je sais que ce sera encore long.

Mais une heure après son départ… je fissure la poche des eaux et perds le bouchon muqueux.

Je commence à voir l’excitation et la joie me gagner : c’est pour aujourd’hui !

Je dis à mon mari de rentrer tranquillement, on sait que l’on n’a pas besoin de se presser pour être absolument à la maternité dans 1 ou 2 heures.

Je suis debout en mouvement depuis le matin, je colorie ton coloriage de dilatation en écoutant ma musique, je prends le temps de prendre une douche.

À son retour, mon mari finalise le sac, on dit au revoir à la maison — on le sait, on y reviendra avec bébé dans les bras.

13h, on arrive à la maternité.

Je sens les contractions disparaître… je me dis : « Merde !! Je fais mon maximum pour rester dans ma bulle en m’aidant de tes audios d’hypnose cette fois-ci, écoutés si souvent pendant ma grossesse.

Perf, monito en place, je ne sens plus rien et je parle comme si de rien n’était…
La sage-femme ne me croit pas quand je lui dis que j’étais en travail toute la nuit, mais finalement le verdict tombe : je contracte toutes les 3 min et je suis à 2 cm.

Je suis rassurée. La sage-femme me demande mon projet de naissance dont je lui fais part.

Elle me demande comment je me suis préparée et, en voyant mon assurance, elle me dit que tous les signaux sont au vert pour que j’y arrive.
Je suis heureuse : l’équipe médicale est de mon côté !

Elle nous propose d’aller marcher et de revenir dans 2h.

Ça me va très bien, je ressens le besoin de ne pas rester dans l’univers hospitalier.

On s’isole dans un parc avec mon mari, seule dans un coin, je bouge à fond : je fais des squats, des fentes. Ça s’intensifie, j’ai besoin de me suspendre à lui pour trouver mon confort.

Je reste bien dans ma bulle grâce aux audios d’hypnose, malgré le plein jour, la canicule et quelques passants au regard étonné !

Avant de remonter à la maternité, je mange une compote.
C’est tout ce que je peux avaler car à ce moment-là, je dois m’accroupir à chaque contraction.

Arrivée en chambre, on me propose un nouvel examen. J’accepte, j’ai besoin de « savoir où je vais », mon mental n’avait pas encore lâché 😉. Je suis à 3 cm… il est 16h… presque 24h de travail au compteur.

Je ne lâche pas, je reste bien concentrée et confiante.
On nous installe en salle nature.

Dans cette salle, je me sens bien et je le sais : mon corps va ainsi accélérer.
Je garde mes écouteurs avec les audios d’hypnose, j’ajoute un masque sur mes yeux pour être dans le noir complet et je continue à être mobile : debout, roulements de bassin, fentes…

Les contractions s’intensifient vraiment, j’ai besoin que mon mari appuie très fort en bas de mon dos à chaque vague.
Je suis penchée sur une commode… sur laquelle je vomis !
Je reste avec mon masque, dans ma bulle, mon mari s’occupe de me changer.

18h, la sage-femme qui m’avait accueillie s’en va et laisse place à l’équipe de nuit. Elle me propose un dernier contrôle avant son départ. J’accepte, je me dis que le vomi est un bon signe et que je dois être bien ouverte ! Verdict : 4 cm… Là je crie : « C’est une blague ?! »

Première et unique fois où j’ai douté de ma capacité à aller au bout.
Si je vomis de cette intensité à 4 cm, après 24h de travail, comment vais-je aller au bout ?

Mais mon mari me recentre, me rappelle que le travail n’est pas linéaire, que ça peut s’accélérer d’un coup, que je gère très bien. Je me ressaisis immédiatement, je sens que j’ai encore des ressources.

La sage-femme m’encourage et me dit que c’est normal que mon corps prenne son temps, mais que tout avance bien et qu’il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas. Ça me fait du bien. Elle me propose juste après de me percer la poche des eaux pour accélérer les choses…

Je refuse !
Je sais que mon corps va moins bien supporter.
J’ai confiance dans le processus naturel.
Elle accepte mon « non » sans discuter et nous laisse tranquille 🙏

Et j’ai bien fait, car je passe de 4 cm à dilatation complète et naissance en 4h !

À ce moment-là, tout s’accélère.
Je n’arrive plus à rester debout, je ne veux plus qu’on me touche.

Je me mets à quatre pattes sur le lit circulaire, accoudée au rebord, et j’accompagne chaque contraction en poussant mon bassin en arrière, en grognant (mode mammifère activé naturellement sans même y penser).

Le peigne dans ma main m’aide beaucoup à supporter l’intensité.

Bizarrement, ça devient plus facile à ce moment-là alors que c’est beaucoup plus intense.
Mais chaque contraction et chaque grognement me font du bien.
Mon mental est complètement off, je n’ai plus rien dans mes écouteurs, juste le masque sur mes yeux.

Je suis complètement happée par le moment présent et mes sensations. Je lâche, je me laisse traverser.

À un moment donné… je me chie dessus tout simplement 😂 Mon mari m’apporte des kilomètres de sopalin en détournant délicatement le regard 😂
Moi, d’habitude si pudique, je n’en ai plus rien à faire.
Je ne sais plus où j’habite.

Mon mari reste auprès de moi dans le silence et me glisse des mots d’encouragement entre deux vagues.

La nouvelle sage-femme de nuit rentre dans la pièce.
Je ne vois rien avec mon masque, je ne l’entends même pas arriver.

Mon mari gère les discussions pour moi.
La sage-femme vient délicatement me murmurer à l’oreille :
« Vous gérez comme une reine. Dites-moi si vous voulez un check du col, sinon je vous laisse dans votre bulle. »

Je m’entends juste répondre :
« Non, ce n’est pas pour tout de suite. »

Elle part après m’avoir fait une petite caresse sur le bras, tellement parfaite !

Je n’ai plus de notion du temps depuis un moment, mais rapidement après, il me semble, je sens que ça appuie sur mon périnée !

 Je suis surprise car je ne l’avais pas senti descendre jusque-là (même si l’épisode caca était un bon signe 😂).
À ce moment-là, l’adrénaline prend le dessus.

J’enlève mon masque des yeux, je remonte sur le lit circulaire, j’ai la présence d’esprit de dire à mon mari :

« Mets des draps, mets une veilleuse, mets de la musique, il arrive. »
On partage le plus beau regard dans cet instant suspendu.

Une contraction : je sens que ça s’ouvre tout seul.
Je demande à mon mari d’appeler l’équipe.

Une auxiliaire arrive, regarde entre mes jambes (je suis toujours à quatre pattes) et me dit : « Bah non, y’a rien, je vois rien, c’est pas pour tout de suite. »

Mais moi je sais, je lui dis : « C’est pour tout de suite 😂 »

Bébé descend et remonte, je m’en fiche qu’elle s’en aille, je sais qu’il va naître sans attendre personne et je n’ai pas peur.

Deuxième contraction : ça s’ouvre carrément et ça brûle.
Je ne panique pas, je sais que ce « cercle de feu » est bon signe.

Mon mari entend mes grognements intenses et réappuie sur la sonnette pour faire venir l’équipe.

Troisième contraction : à peine a-t-il le temps de revenir à côté de moi sur le lit que je m’ouvre entièrement dans un cri primitif (et presque jouissif 😅), la poche des eaux éclate et notre bébé sort en boulet de canon.

Il atterrit sur le dos en aquaplaning en dessous de moi. Je l’attrape immédiatement et m’assois avec lui dans les bras sans réfléchir. C’est incroyable.

Il est né seul, sans aucune assistance médicale, dans la plus grande confiance, sous nos yeux. 💖

Il pleure tout de suite.

On est tranquilles, on se câline à trois, on le regarde et seulement après… mon mari appelle l’équipe à nouveau, qui arrive en riant : « Oh bah il est né ! 22h36, félicitations ! »

J’ai écrit une lettre après coup à cette sage-femme pour la remercier de nous avoir laissés tranquilles et protégé ma bulle.
L’équipe a été incroyable, jusqu’à la délivrance du placenta qu’ils ont accepté que je fasse à quatre pattes, sans perfusion d’ocytocine.
Après quelques points pour une déchirure grade 2, j’avais bébé sur moi à nouveau pour la tétée d’accueil…

L’envie de recommencer mille fois.
Merci à toi pour l’accompagnement et la mise en confiance,
et merci à mon corps de l’avoir fait 👑

Les derniers articles du blog

Le programme que j’ai assidûment suivi tous les jours de 39SA+1 jusqu’à la venue des contractions a été une vraie révélation. Il m’a permis de reprendre confiance en mon corps, en la gestion de mes émotions, à me détendre etc…
« Ton accompagnement est une vraie bénédiction. Tu es d’une douceur incroyable. C’est pour cette raison que j’ai eu envie de te présenter la naissance de notre petit Axel, qui a eu une naissance magique. »
« Ce soir-là, j’ai donné naissance à ma fille, entourée de l’homme que j’aime et de mon amie d’enfance. »

Soldes d'hiver

Les programmes Naissance magique et Post-partum à 79€